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Rapport de tournoi : Les Champions de la Raclette 2019 (Saintes, 15 décembre 2019)

Publié le par Nébal

 

Ce dimanche 15 décembre, c’était tournoi de X-Wing ! Mais un tournoi bien particulier : l’édition 2019 du Tournoi des Champions de la Raclette, organisé par les (excellents et très actifs) Dés Rangés, à Saintes. Et c’était la deuxième fois que j’y participais (la première fut en fait mon premier tournoi tout court, et je vous en avais causé ).

 

 

Oui, ce tournoi, par ailleurs on ne peut plus convivial, n’est pas comme les autres. Il se caractérise toujours, en dehors de la RACLETTE GÉANTE qui lui confère son nom veux-je dire, par des règles spéciales, à la fois pour la composition des listes et en cours de partie.

 

Cette année, concernant les règles de composition, révélées deux semaines avant la rencontre, voici ce à quoi les joueurs devaient se plier : d’une part, ils ne pouvaient aligner qu’un seul pilote limité – mais ils devaient en aligner un, qui serait leur champion. Les autres vaisseaux seraient donc tous génériques (et on recommandait aux joueurs de ne pas abuser de cette disposition et de faire les filous avec des champions tels que Drea Renthal, etc.). Mais, en outre, la liste ne pouvait comprendre qu’une seule amélioration limitée – il n’était cependant pas requis d’en avoir une, et elle pouvait équiper un autre vaisseau que celui du champion.

 

D’autre part, le nombre des points d’escadron disponibles variait en fonction du nombre de vaisseaux alignés : si l’on n’en jouait que deux, on avait droit aux classiques 200 points d’escadron. Mais, au-delà de deux, chaque vaisseau supplémentaire diminuait le nombre des points d’escadron disponibles de cinq : ainsi, une liste à trois vaisseaux ne pourrait pas faire plus de 195 points d’escadron, une liste à quatre vaisseaux plus de 190 points, etc.

 

Ces règles spéciales de composition de liste avaient des implications vaguement contradictoires : un seul pilote nommé, cela impliquait de jouer des vaisseaux génériques ayant généralement une valeur d’initiative plus basse – mais, en même temps, il était délicat de multiplier ces génériques, du fait de l’évolution des limites de points d’escadron : une nuée aurait à vrai dire été assez problématique dans ces conditions. Ces règles incitaient en effet à jouer moins de vaisseaux que d’habitude. Il me paraissait difficile d’en prévoir l’impact, mais une chose me paraissait claire : ce format faciliterait, en apparence du moins, les listes à deux vaisseaux seulement, ou plus probablement trois, là où les tournois plus classiques se montrent très chiches en listes à deux vaisseaux, trois revenant plus souvent, mais quatre étant a priori devenu un format plus courant, sans même parler de nuées à six, sept ou même huit vaisseaux. Pour des raisons assez proches, on pouvait supposer qu’il y aurait une proportion de gros socles supérieure à la moyenne des tournois « classiques ». Mais cela n’avait absolument rien d’impératif, et les petits socles dominaient bien les listes – cependant, c’était une bonne occasion d’en aligner qui ne trustaient pas exactement le méta, du fait de la contrainte concernant l’unique pilote limité, mais aussi de la limite en points ; et, un peu paradoxalement peut-être, mais vu de loin seulement, des vaisseaux souvent jugés trop onéreux « normalement » seraient tout à fait à leur place ici (à titre d’exemple, des Défenseurs TIE/d).

 

Des contraintes intéressantes, donc – et probablement plus complexes et ambivalentes qu’elles n’en ont l’air. Même si, dans un premier temps, je trouvais qu’au fond ça ne limitait pas forcément tant que cela (moins, en tout cas, que la règle sur les gros socles à plus de cent points de l’édition 2018 du tournoi). Mais peut-être était-ce parce que j’avais déjà une liste en tête ?

 

MA LISTE (EMPIRE GALACTIQUE, 194 POINTS)

 

 

Elle ne vous surprendra pas le moins du monde : j’ai suffisamment clamé mon amour pour « Whisper » dans mes comptes rendus les plus récents (et avant aussi, en fait…). Le TIE/ph Fantôme est mon vaisseau préféré dans l’ensemble du jeu, et « Whisper » ma pilote préférée itou. Les règles de composition de liste incitant explicitement à aligner un pilote qui serait « notre champion », j’ai vite balayé mes (très vagues, faut dire) réserves initiales, jouer-autre-chose-blah-blah-blah : de fait, « Whisper » est ma championne, je n’allais pas me mentir, et prétendre quoi que ce soit d’autre – je ne pouvais pas ne pas l’aligner dans ce tournoi des champions.

 

Restait à voir qui l’accompagnerait. Ces derniers temps, j’avais pas mal expérimenté des variantes de listes associant « Whisper » et Dark Vador, une base finalement assez convenue autour de l’archétype des as impériaux. C’était bien évidemment impossible ici.

 

Par ailleurs, se posait la question du nombre de vaisseaux alignés – et même si ce tournoi pouvait rendre les listes à deux vaisseaux seulement plus pertinentes, cette perspective me collait tout de même des palpitations. Non, trois vaisseaux, cela m’irait mieux : à 195 points d’escadron, la limite n’était au fond guère handicapante, voire pas du tout.

 

Mais quels génériques jouer, alors ?

 

 

Eh bien, pourquoi pas deux autres TIE/ph Fantômes, tant qu’on y était ? Aussi bien pour l’unité de jeu et même vaguement de fluff que pour la performance, ça me paraissait une option intéressante…

 

C’était décidé : « Whisper » serait ma championne, à la tête de l’Escadron Sigma !

 

Bon, du coup, si je vais comme d’habitude décrire ma liste ici, pour que vous n’ayez pas à jongler entre les articles, l’essentiel vous est déjà connu si vous avez lu mes précédents comptes rendus. N’hésitez donc pas à faire défiler jusqu’au rapport de tournoi à proprement parler !

 

Mais sinon…

 

 

Eh bien, ma championne, tout d’abord : l’immense, la géniale, la parfaite « Whisper », dans son TIE/ph Fantôme d’amour (57). Ma championne. Mon vaisseau.

 

« Whisper », à initiative 5, bénéficie déjà de la règle commune à tous les TIE Fantômes, qui fait d’eux les champions de l’occultation, soit Réseau de stygium : après s’être désocculté, on peut effectuer une action (soulignons, soulignons) d’évasion. Puis, au début de la phase de dénouement, on peut dépenser un marqueur d’évasion pour gagner un marqueur d’occultation (ce n’est cette fois pas une action) – ce qui permet de relancer cette dernière mécanique pour la rendre systématique ou presque (gare au stress, cela dit, pour la première phase de cette mécanique, donc), et ce sans avoir à gaspiller une action et probablement une phase de tir, le marqueur d’occultation valant marqueur de désarmement. C’est une capacité véritablement excellente.

 

Mais « Whisper » en rajoute une couche souvent décisive avec sa capacité spéciale : si elle effectue une attaque qui touche, elle gagne un marqueur d’évasion – et ce n’est pas une action là non plus. Du coup, non seulement « Whisper » voit sa défense sensiblement améliorée jusqu’à la fin de la phase d’engagement (elle a souvent deux marqueurs d’évasion à ce stade), mais en outre les chances qu’un marqueur persiste jusqu’à la phase de dénouement sont du coup bien plus élevées, sans avoir à sacrifier un bouclier ou de la coque, et la mécanique d’occultation n’en est que davantage fiabilisée.

 

« Whisper »… est parfaite. Da Best.

 

<3 <3 <3

 

 

La mécanique d’occultation du TIE Fantôme repose donc sur les marqueurs d’évasion. Cela décide presque automatiquement du talent à attribuer à ses pilotes – presque, car, précisément parce que c’est pété sur le Fantôme, FFG en a augmenté le coût lors des mises à jour des points d’escadron : depuis juillet, la Feinte, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, coûte sept points d’escadron (elle en valait quatre, sauf erreur, au début de la v2, ce qui permettait d’aligner quatre As de l’Escadron Sigma avec Feinte, une liste monstrueuse qui a bien trusté le méta).

 

Adonc, Feinte fait que, quand on attaque, si on a un marqueur d’évasion (et c’est donc probable avec le Fantôme), alors on peut changer un résultat évasion du défenseur en résultat concentration – ce qui est très bien.

 

Peut-être plus aussi auto-include qu’auparavant sur le Fantôme, les coûts ayant grimpé, mais, de toute façon, dans mes expérimentations récentes et plus encore au regard des spécificités de ce tournoi, ma « Whisper » ne pouvait qu’être chargée…

 

 

D’autant plus que je claquais, là, comme ça, neuf points d’escadron de plus (tout de même) pour associer à ma chouchoute l’artilleur Le Cinquième Frère – qui est limité : ce serait donc mon unique carte limitée de cette liste, du fait des règles spéciales de composition, et ça n’était absolument pas un problème.

 

Le Cinquième Frère est un utilisateur de la Force, ce qui est de manière générale son meilleur atout, mais, dans ce build pour « Whisper », il me paraît encore plus intéressant au-delà.

 

En effet, tant qu’on effectue une attaque, on peut dépenser une charge de Force pour changer un résultat concentration en critique. Ce qui est bien sans être fou (un marqueur de Force normal donnerait de toute façon déjà un dégât normal), mais, dans ce build, donc, ça me paraît un atout plus marqué que normalement.

 

 

Car j’y ajoutais la modification Ordinateur de visée (3), qui confère tout simplement aux vaisseaux qui en sont normalement dépourvus l’action d’acquisition de cible.

 

Or le Fantôme fait partie de ces chasseurs impériaux qui ne bénéficient normalement pas de l’action de lock (c’est aussi le cas de l’Intercepteur TIE/in ou du TIE/sk Striker).

 

Notez (et plus d’un parmi vous l’a fait, à bon droit) : il existe une autre manière de conférer à « Whisper » cette action, et ce sont les Senseurs passifs – en fait, je ferai bientôt ce choix pour mes As de l’Escadron Sigma. Mais, en quête d’une fiabilité plus poussée pour ma championne, j’ai préféré m’en tenir, pour elle, à cette amélioration déjà testée.

 

 

Essentiellement parce que je pouvais, du coup, y associer une autre amélioration (ce qui ne serait pas possibles avec les Senseurs passifs), à savoir le classique Système de commande de tir (2).

 

Vous connaissez cette carte : tant que l’on effectue une attaque, si le défenseur est verrouillé, alors on peut relancer un dé rouge – mais, dans ce cas, on ne peut pas dépenser l’acquisition de cible pendant cette attaque.

 

Un moyen pas cher de fiabiliser un chouia, en dispensant de consacrer chaque action de « Whisper » à un lock – ou aux Senseurs passifs, ce qui revient un peu au même. Une bonne occasion de faire des actions de concentration, pour fiabiliser autant que possible, ou des tonneaux, pour caler un adversaire dans son arc… ou sortir du sien.

 

 

Et du coup, voici le tour idéal de « Whisper » avec ce gros build :

 

1) Elle commence le tour occultée.

2) À la phase système, elle effectue une manœuvre de désoccultation, qui la repositionne avec une certaine marge de sécurité, et lui permet de faire une action d’évasion avec le Réseau de stygium.

3) Durant la phase d’activation, elle effectue sa manœuvre, puis, soit une action d’acquisition de cible si sa proie n’est pas verrouillée, ceci grâce à l’Ordinateur de visée, soit, en cas contraire, un tonneau pour se repositionner encore plus précisément, ou une concentration. L'action d'évasion ne sera envisageable que si le stress n'a pas permis de la faire avant de se déplacer.

4) Durant la phase d’engagement, elle attaque, à initiative 5, donc parmi les premiers le plus souvent (le format de ce tournoi n’autorisant pas la multiplication des as, c’était tout bénéf’). Elle a trois dés rouges de base, donc quatre à portée 1. Comme elle a verrouillé sa cible, le Système de commande de tir lui permet de relancer un seul dé, ce qui sera souvent suffisant, car le reste consistera généralement en touches ou en concentrations, auquel cas Le Cinquième Frère permettra de changer un de ces derniers résultats en critique ; mais s’il faut en relancer davantage, des résultats vierges ou concentration, c’est possible en ne recourant pas au Système de commande de tir et en préférant craquer le lock, auquel cas Le Cinquième Frère aura de nouveau de bonnes chances de faire son truc. Et si votre adversaire obtient des résultats évasion, la Feinte pourra en convertir un en résultat concentration.

5) L’attaque ayant (probablement) touché, « Whisper » gagne un marqueur d’évasion supplémentaire en raison de sa capacité spéciale – normalement, à ce stade, elle en a deux (et peut-être aussi un marqueur de Force si Le Cinquième Frère n’a pas eu de raison d’intervenir). Ce qui lui permet d’encaisser beaucoup mieux jusqu’à la fin de la phase d’engagement.

6) Arrive la phase de dénouement : « Whisper » bénéficiant toujours d’au moins un marqueur d’évasion, elle peut s’occulter grâce au Réseau de stygium. Et c’est reparti pour un tour…

 

Bien sûr, c’est là un tour idéal, quand les étoiles s’alignent… Mais cela ne relève pas non plus du fantasme, je crois : c’est très plausible. Une « Whisper » ultra fiabilisée.

 

En contrepartie, c’est cher… Oui, je vous avais prévenus ! Ce build de « Whisper » représente en tout 78 points d’escadron (avec les Senseurs passifs, j’aurais économisé deux points – mais, dans cette liste, cela ne me libérait guère de place pour des améliorations vraiment utiles, de toute façon, et le bid n’avait forcément pas les mêmes implications que dans tout autre tournoi).

 

Dans tous les cas, je crois que ça en vaut le coup.

 

 

Mes deux vaisseaux restants seraient donc deux autres TIE/ph Fantômes, et forcément génériques : ici, les As de l’Escadron Sigma (48) s’imposaient donc.

 

D’autant que, pour des pilotes non limités, ils ont une valeur d’initiative relativement élevée, à savoir 4 : dans le format de ce tournoi, en dehors des champions, bien rares seraient les autres vaisseaux à avoir une initiative supérieure, voire même égale, pour un nombre non négligeable d'entre eux – les As de l’Escadron Sigma deviendraient bel et bien des « as » en termes ludiques.

 

Bien sûr, ils bénéficient de la capacité générique Réseau de stygium – et j’avais ainsi trois vaisseaux qui disposaient de l’occultation au mieux, trois prédateurs amenés à faire des cercles autour de leurs proies…

 

 

Bien sûr, et pour les mêmes raisons que pour « Whisper », j’ai équipé mes deux As de l’Escadron Sigma du talent Feinte (7)

 

 

Mais, pour eux, je ne pouvais pas répéter l’association Ordinateur de visée + Système de commande de tir : je n’avais pas assez de points d’escadron pour cela.

 

De toute façon, dans leur cas, les Senseurs passifs (3) me paraissaient une bien meilleure option, cette fois.

 

Ce senseur dispose d’une charge récurrente. Il procure une action… qui consiste en fait à dépenser cette charge. Cette action ne peut s’effectuer que lors de l’étape « effectuer une action » du vaisseau – entendre par-là qu’elle ne peut pas être déclenchée par un autre effet de jeu, comme, mettons, une coordination. D’ailleurs, la carte précise également qu’un vaisseau dont la charge de Senseurs passifs est inactive ne peut pas être coordonné (ça n’était en rien un problème dans cette liste).

 

Ensuite, quand c’est au tour du vaisseau de s’engager, si sa charge est inactive, il peut choisir d’effectuer, soit une action de calcul, soit une action d’acquisition de cible.

 

C’est l’atout essentiel de cette carte : retarder le verrouillage jusqu’au dernier moment, pour l’effectuer avec une information parfaite.

 

Et des génériques à initiative 4 sont particulièrement indiqués pour en bénéficier autant que possible – surtout avec les manœuvres de désoccultation caractéristiques des TIE/ph Fantômes, et qui peuvent rendre leurs déplacement « flous » pour l’adversaire.

 

Chacun de ces As de l’Escadron Sigma représente en tout 58 points d’escadron – ce qui est très raisonnable dans l’optique de ce tournoi. Ensemble, ils font donc 116 points d’escadron.

 

Ce qui nous donne une liste à 194 points d’escadron en tout – avec donc une marge d’un point par rapport aux conditions applicables aux listes à trois vaisseaux. En voici le résumé :

 

 

TOUS DES AS

 

Mais les Dés Rangés ont donné le ton du tournoi d’emblée…

Avant de démarrer la première ronde, chacun a dû lancer dans la salle une sorte de petit avion en mousse (Patrick Sébastien style). Il fallait l’envoyer aussi loin que possible, ce qui déterminerait sauf erreur les appariements initiaux, mais aussi donnerait la priorité… pour « choisir », outre un sticker et un magnet, une carte conférant un bonus secret, utilisable une seule fois seulement dans n’importe laquelle des trois premières parties – car si, à ce stade, nous ne savions pas au juste en quoi elle consisterait, nous nous doutions que la quatrième et dernière serait très différente des autres…

 

Pour ma part, j’avais fait un lancer, disons, « moyen + ». Ce qui m’a permis de choisir un sticker kawaï de Jawa, un magnet de frigo représentant un Stormtrooper forcément plus kawaï encore… et de tomber, au pif, sur mon bonus secret : en l’espèce, lors d’une phase d’activation, je pouvais jouer cette carte pour que ma championne effectue une action d’accélération gratuite !

 

PREMIER ROUND : NALEX (RÉSISTANCE, 193 POINTS)

 

 

Par ailleurs, chacune des trois premières parties de la journée aurait sa propre règle spéciale. Dans le cas de la première ronde, elle concernait les points remportés : en l’espèce, le champion voyait ses points doubler – ce qui s’appliquait aussi bien aux points remportés pour sa destruction qu’aux demi-points gagnés en lui ôtant la moitié de ses PV. Concrètement, si mon adversaire dégageait « Whisper », il gagnerait, non pas 78 points d’escadron, mais 156 ! Et même s’il ne parvenait à lui ôter que la moitié de ses points de vie, il gagnerait par la force des choses… l’ensemble des points pour « Whisper », et donc 78.

 

Ce qui promettait des scores assez étranges, dépassant régulièrement les 200 points… avec une clause, au cas où, voulant qu’un joueur tablé ne puisse pas marquer plus de points que son adversaire, auquel cas il en marquerait 199 au plus (pour éviter des résultats paradoxaux dus à l’élimination d’un très gros champion à plus de 100 points).

 

Mon adversaire pour cette ronde initiale était le camarade Nalex, d’Aunix Wing (La Rochelle), que j’avais déjà rencontré lors d’un précédent tournoi à Saintes. Il jouait une liste de la Résistance à trois vaisseaux.

 

Sa championne, c’était Rey, à bord de son YT-1300 récupéré (73). Un gros socle, donc – mais Nalex ne l’avait pas trop chargé : il embarquait simplement l’artilleur Finn (10), qui fonctionne très bien avec Rey, et serait donc l’amélioration limitée unique de cette liste, et bénéficiait en outre de Boucliers améliorés (4). Rey, de la sorte, représentait en tout 87 points d’escadron – ce qui signifiait que je remporterais 87 points en lui ôtant la moitié de ses points de vie (soit quatre boucliers et deux points de coque), et… 174 points si je parvenais à la détruire !

 

Rey était accompagné de deux X-Wing T-70 – forcément génériques. Le plus capé était un As de l’Escadron Noir (49), dont la valeur d’initiative de 4 rivalisait donc avec celle de mes As de l’Escadron Sigma (tandis que Rey et « Whisper » partageaient la même initiative de 5). Il bénéficiait du talent Tireur hors pair (1), ainsi que de la technologie Optiques avancées (4). De la sorte, il représentait 54 points d’escadron.

 

Son collègue était un cran en dessous : un Expert de l’Escadron Rouge (47), avec une initiative de 3 seulement. Il était autrement équipé comme le précédent, pour 52 points d’escadron en tout.

 

(À noter, dans la liste de Nalex telle que je l’avais prise en photo en vue de cet article, aucun de ces X-Wing T-70 n’était équipé de la configuration pourtant gratuite S-Foils intégrés.)

 

La liste de Nalex représentait dès lors 193 points d’escadron en tout. En voici le résumé :

 

 

Le choix du premier joueur revenait donc à Nalex, et il a décidé que j’aurais l’initiative.

 

Nos vaisseaux s’activeraient donc dans cet ordre : Expert de l’Escadron RougeAs de l’Escadron SigmaAs de l’Escadron Noir« Whisper »Rey.

 

Et ils s’engageraient dans l’ordre suivant : « Whisper »ReyAs de l’Escadron SigmaAs de l’Escadron NoirExpert de l’Escadron Rouge.

 

 

Côté obstacles, je m’étais muni de trois nuages de gaz – et Nalex de trois nuages de débris, dont un assez volumineux.

 

Nous les avons disposés de sorte à faire comme un carré au centre du tapis de jeu, avec un nuage de gaz un peu décalé en bas à gauche – en gros l’endroit où j’ai déployé mes Fantômes, avec « Whisper » un peu plus avancée dans le coin.

 

Les trois vaisseaux de Nalex étaient resserrés dans le coin opposé.

 

 

Mon premier tour donnerait le ton pour les parties suivantes : je fais une manœuvre minimale avec mes trois Fantômes, et je les occulte tous…

 

Les vaisseaux de Nalex, en face, pivotaient d’ores et déjà pour s’avancer vers le centre du tapis de jeu.

 

 

Maintenant que la mécanique d’occultation était lancée, mes Fantômes pouvaient faire face à l’ennemi – mais leurs manœuvres de désoccultation étaient généralement prudentes, consistant souvent en tonneaux avec la position arrière à l’arrivée ; ce qui permet à mes chasseurs, de manière générale, de « faire des cercles » autour de leur proie.

 

 

Puis ce fut l’engagement. Une petite maladresse de ma part a fait atterrir « Whisper », après sa manœuvre normale, sur un nuage de débris – elle n’a pas subi de dégât, mais le stress pouvait être un handicap, et l’impossibilité de faire d’emblée une acquisition de cible était ennuyeuse…

 

Au centre, un de mes As de l’Escadron Sigma se retrouvait face à Rey – pas la plus confortable des positions. Il a pris quelques coups, forcément. L’autre Fantôme s’est montré plus prudent, en contournant le YT-1300.

 

 

Reste que j’ai infligé de la sorte des dégâts non négligeables à Rey – lui ôtant ses boucliers. Nalex a réagi en sortant son gros socle de cette nasse : on le verra, au cours de cette partie, il a très, très souvent fait usage de l’accélération du YT-1300 – et un gros socle qui fait un boost, ça couvre une distance considérable… Pas facile de lui imposer de finir dans mes arcs de tir !

 

 

Mais, par la force des choses, pour un temps du moins, l’essentiel du combat tournerait autour des X-Wing T-70 et des TIE/ph Fantômes, tandis que Rey passait au large.

 

 

Et ce fut assez violent : lors d’un même tour, l’As de l’Escadron Noir et un de mes As de l’Escadron Sigma sont sortis – dans cet ordre sauf erreur.

 

 

Mais l’Expert de l’Escadron Rouge également avait souffert. J’ai choisi d’avoir confiance en mon As de l’Escadron Sigma, pour qu’il le dessoude tout seul.

 

Ce qui permettait à « Whisper » de se retourner d’ores et déjà sur Rey : la perspective d’obtenir les demi-points (au moins) de la championne de Nalex était bien plus alléchante, et très plausible…

 

 

Le pari a payé : l’Expert de l’Escadron Rouge a quitté à son tour le tapis de jeu.

 

Me restait un As de l’Escadron Sigma intact et une « Whisper » qui avait perdu un ou deux boucliers pour m’occuper de Rey, dont j’avais bel et bien acquis la moitié des points.

 

 

Et à partir de là, plus que jamais, Nalex a usé de l’action d’accélération du YT-1300.

 

Ce qui me compliquait considérablement la tâche : l’avoir dans l’arc et à portée de mes deux vaisseaux n’avait rien d’évident…

 

 

C’était un bal, en somme – oui, une danse…

 

DE LA MORT !

 

 

Sauf que mes danseurs étaient plus qu’à leur tour à l’ouest.

 

 

À force, pourtant, l’étau se resserrait – et faire bumper Rey pouvait la contraindre pour la suite des opérations.

 

 

J’ai enfin pu prendre Rey en tenaille, et avec des tirs fiabilisés…

 

 

… et elle était dès lors condamnée : victoire impériale, et table rase !

 

 

Cependant, pour obtenir ce résultat, « Whisper » avait s’exposer : un dégât de coque faisait que Nalex récupérait, outre la totalité des points pour un As de l’Escadron Sigma, la moitié des points pour ma championne.

 

 

En fait l’intégralité, puisque c’était ainsi que l’on comptait le score dans cette première manche – mais je ne le regrettais pas, car cela valait aussi pour Rey, qui coûtait plus cher et me rapportait bien davantage ! D’où ce score très improbable : 287-136 !

 

Bon, ben, très chouette partie, et j’avais donc une victoire d’emblée : mon timide objectif habituel (au-moins-une-victoire-par-pitié-je-vous-en-supplie) était atteint… Maintenant, fallait essayer de faire mieux, du coup.

DEUXIÈME ROUND : LUNAËLLA (RÉSISTANCE, 198 POINTS)

 

 

La deuxième partie de la journée aurait, comme la première, sa règle spéciale… mais je dois dire que celle-là ne me plaisait pas : lors de la phase de dénouement, une fois par partie seulement, chaque joueur pourrait désigner un vaisseau sur le tapis de jeu, allié ou ennemi, et le faire pivoter de 90° (un même vaisseau ne pouvant pas pivoter deux fois dans le même tour).

 

Ce qui pouvait autoriser des choses très sales, et à vrai dire bien trop à mon goût… J’ai plus ou moins choisi de ne pas en faire usage – enfin, dans les premiers tours : dans les suivants, pour être honnête, c’était simplement que je n’y pensais même plus… Mais, oui, dans les premiers, ça m’aurait probablement permis de faire des choses assez moches, et… non.

 

Pas comme ça.

 

Bon, passons. Ça s’est semble-t-il très bien passé sur les autres tables, donc je suppose que mes préventions étaient infondées…

 

Cette deuxième partie de la journée m’a opposé à la camarade Lunaëlla, membre comme moi des Wookies Bordelais. Elle aussi jouait une liste de la Résistance, avec de même Rey pour championne – mais seulement un X-Wing T-70 en sus.

 

Commençons donc par Rey, toujours à bord de son YT-1300 récupéré (73). Elle était beaucoup plus chargée que celle de Nalex : elle disposait du pouvoir de la Force Clairvoyance (4), et embarquait en équipage Rose Tico (10) – qui serait donc l’unique amélioration limitée de cette liste. Côté petit (ou moins petit) personnel, il y avait en outre un Artilleur de tourelle vétéran (8), ainsi qu’un Droïde « Gonk » GNK (10). En outre, Lunaëlla avait usé de son slot illégal pour s’équiper de Cybernétique de contrebande (3). Côté modifications, c’était, comme pour Nalex, des Boucliers améliorés (4). Enfin, dans une optique plus offensive, Rey disposait de Roquettes à protons (7). Et, de la sorte, elle représentait (tout de même) 118 points d’escadron – ce qui n’était au fond pas si surprenant, dans une liste à deux vaisseaux seulement.

 

L’ailier de Rey était là encore un X-Wing T-70, et un As de l’Escadron Noir (49), mais très différent de celui de Nalex, et, là encore, bien plus onéreux. Il était cette fois muni de ses S-Foils intégrés (0), mais aussi du talent Héroïque (1), de Propulseurs survitaminés (8), d’un Astromech R3 (3), de Boucliers améliorés (6) là encore, et, last but not least, de Torpilles à protons (13). Pour 80 points d’escadron en tout.

 

Ce qui nous faisait une liste à 198 points d’escadron – avec deux vaisseaux seulement, Lunaëlla pouvait monter jusqu’à 200. En voici le résumé :

 

 

Le choix du premier joueur me revenait, cette fois – et j’ai décidé de donner l’initiative à Lunaëlla.

 

Nos vaisseaux s’activeraient donc dans cet ordre : As de l’Escadron NoirAs de l’Escadron SigmaRey« Whisper ».

 

Et ils s’engageraient dans l’ordre suivant : Rey« Whisper »As de l’Escadron NoirAs de l’Escadron Sigma.

 

 

La disposition des obstacles était assez proche de la première partie (Lunaëlla en avait choisi un de chaque type).

 

J’ai placé mes Fantômes un peu comme dans la première partie également, mais davantage au centre.

 

Les vaisseaux de Lunaëlla demeuraient dans le coin diamétralement opposé (l’attache du YT-1300 était cassée – c’est pourquoi, dans les photos de cette partie, vous ne verrez que le socle et jamais la figurine).

 

 

Mes Fantômes se sont occultés pépères…

 

 

… et ont pris position pour livrer le combat au centre du tapis de jeu – largement privé d’obstacles, ce qui m’arrangeait pour la désoccultation.

 

L’As de l’Escadron Noir semblait vouloir engager le combat ici – tant mieux.

 

Rey quant à elle suivait un couloir tout en haut du tapis (et là, je crois que j’aurais pu la faire suer avec la règle spéciale de cette partie – bon, je ne l’ai pas fait, à tort ou à raison).

 

 

Le tour suivant confirmait cette configuration de jeu – mais, le temps que l’As de l’Escadron Noir soit à portée, ma meute pouvait déjà infliger quelques dégâts à Rey et ne s’en est pas privée.

 

 

Le YT-1300 a voulu sortir de cette nasse, et Lunaëlla a fait appel à son T-70 pour le soutenir – je ne me suis pas ménagé les meilleurs arcs, à ce tour-ci…

 

 

Mais Rey était criblée de dégâts critiques, et stressée. Elle a tenté de fuir, mais, si je ne me souviens pas des conditions exactes, un ultime dégât a suffi à l’achever.

 

 

La championne de Lunaëlla n’était plus – ce qui laissait mes trois chasseurs engagés au combat contre le seul As de l’Escadron Noir, une position guère confortable pour ce dernier…

 

 

Haro sur le X-Wing T-70 !

 

 

 

Mais il a fait de la résistance (aha), et a survécu bien plus longtemps que je ne le pensais – faut dire, mes tirs étaient merdiques, même en étant fiabilisés…

 

 

En même temps, je ne voulais pas trop exposer mes Fantômes dans ces circonstances : tous, sauf erreur, avaient perdu leurs deux boucliers dans la bataille, ce qui impliquait qu’un unique dégât suffirait pour que Lunaëlla obtienne la moitié des points pour l’un d’entre eux, quel qu'il soit.

 

 

Mais cela ne s’est pas produit – j’ai enfin pu coincer l’As de l’Escadron Noir, et BOUM !

 

Nouvelle victoire impériale, nouvelle table rase, mais cette fois à 200-0 !

 

 

Bon, cette matinée s’était très bien passée ! Comme d’habitude, je m’étais pointé la boule au ventre, implorant en gémissant le Saint-Esprit-Midichlorien de m’accorder ne serait-ce qu’une victoire, par pitié, je vous en prie, siouplaît…

 

Et là j’avais deux victoires, deux tables rases en face, et une bonne marge de victoire, surtout après ce 200-0. C’était inespéré, mais pour le moins rassurant.

 

J’ai pu me régaler sereinement de la RACLETTE GÉANTE – et c’était bien chouette.

TROISIÈME ROUND : JIBDIVISION (RÉPUBLIQUE, 195 POINTS)

 

 

Après quoi nous avons joué la troisième partie – et la dernière partie « normale » de la journée, pour autant qu’une partie puisse être normale au Tournoi des Champions de la Raclette ; ce serait du coup la dernière durant laquelle je pourrais faire usage de ma carte secrète, puisque je ne l’avais pas encore fait.

 

Et, en fait de partie « normale », il y avait bien sûr, là encore, une règle spéciale : une fois dans la partie, chaque champion, et seulement le champion, pourrait virer un résultat évasion des dés verts de son adversaire, et, si j’ai bien compris la chose, cette annulation interviendrait tout à la fin, soit après modification des résultats.

 

Mon adversaire pour cette partie était le camarade Jibdivision, des Dés Rangés – le « joueur fantôme », disait-on (ce qui tombait plutôt bien, non ?). Il jouait une liste de la République à trois vaisseaux, dont un socle moyen.

 

Son champion était le Chevalier Jedi Obi-Wan Kenobi, à bord de son Aethersprite-Delta 7 (47) – et plus précisément dans son onéreuse configuration Delta-7B (19). En guise de pouvoir de la Force, il avait choisi Réflexes prémonitoires (10). Il embarquait également un Astromech R4 (2). Enfin, il disposait d’un Système d’occultation (8), qui, pour un temps du moins, pallierait l’agilité dégradée impliquée par la configuration retenue. Cet Obi-Wan Kenobi sous stéroïdes représentait donc en tout 86 points d’escadron.

 

En guise d’ailiers, Jibdivision avait choisi des vaisseaux d’un archétype plus « lourd » – et tout d’abord un socle moyen, un Chasseur ARC-170, piloté par un Vétéran de l’Escadron Sept (46). Il embarquait l’Astromech R4-P17 (5), qui serait l’amélioration limitée unique de cette liste (et qui n’était donc pas, cette fois, associée au champion). Après quoi l’ARC embarquait un Copilote perspicace (8), et bénéficiait du talent spécifique à la République, Dévoué (1). Soit 60 points d’escadron en tout.

 

Le troisième et dernier vaisseau était un Y-Wing BTL-B, plus précisément un Vétéran de l’Escadron Shadow (35). Il était équipé d’une Tourelle à canons ioniques (5), et embarquait en outre des Mines de proximité (6). Autrement, il avait un Astromech R4 (2), comme Obi-Wan Kenobi, et le talent Dévoué (1), comme l’ARC-170. Pour un total de 49 points d’escadron.

 

Et la liste dans sa globalité faisait pile-poil 195 points d’escadron. En voici le résumé :

 

 

Le choix du premier joueur me revenait – et j’ai donné l’initiative à Jibdivision.

 

Nos vaisseaux s’activeraient donc dans cet ordre : Vétéran de l’Escadron Sept + Vétéran de l’Escadron ShadowAs de l’Escadron SigmaObi-Wan Kenobi« Whisper ».

 

Et ils s’engageraient dans l’ordre suivant : Obi-Wan Kenobi« Whisper »As de l’Escadron SigmaVétéran de l’Escadron Sept + Vétéran de l’Escadron Shadow.

 

 

En guise d’obstacles, Jibdivision s’était muni d’un nuage de gaz et de deux gros astéroïdes. Il a placé un de ces derniers en plein milieu du tapis de jeu, ce qui ne m’arrangeait pas (sans être trop pénalisant non plus). Autrement, le carré habituel se répétait, mais avec un creux au milieu de mon côté.

 

Jibdivision a déployé ses vaisseaux séparés, en largeur, avec Obi-Wan Kenobi au centre. Mon placement était en miroir de celui de la première partie : la zone en face me paraissait plus manoeuvrable, et le Y-Wing BTL-B la cible la plus aisée (relativement…) à sortir en priorité.

 

 

Ouverture classique de mon côté – en face aussi, si ce n’est que l’ARC-170 est allé un peu plus vite, pour se glisser entre les deux obstacles les plus resserrés devant lui – dans ces conditions, l’astéroïde au centre pourrait le gêner un chouia, d’ailleurs.

 

 

Obi-Wan, lui, restait prudent – derrière le BTL-B, qui était à ce stade clairement ma cible.

 

 

C’est un vaisseau assez tanky, de manière générale – mais avec trois Fantômes dont une « Whisper » ultra fiabilisée en face (verrouillage et concentration), il ne pouvait pas survivre très longtemps.

 

 

Et, de fait, il a aussitôt dégagé du tapis de jeu.

 

J’avais l’ARC-170 dans le dos, mais assez loin – en revanche, Obi-Wan constituait dès lors une cible de choix !

 

 

Le Jedi s’en doutait bien – et a essayé de fuir, après quelques jets de dés proprement désastreux (j’ai éprouvé de la compassion pour mon adversaire…), tandis que l’ARC arrivait enfin dans le combat : avec son Copilote perspicace, il pouvait taper assez lourd…

 

Mais en fait pas assez, pour l’heure en tout cas.

 

 

L’Aethersprite est certes un vaisseau très maniable : courir après Obi-Wan aurait pu durer des plombes. Il me fallait le prendre en tenailles, et c’est pourquoi un de mes Fantômes a fait mine de passer au large.

 

 

Le moment venu, deux de mes trois Fantômes (dont « Whisper », en faisant usage de son accélération gratuite !) ont pu attaquer Obi-Wan Kenobi

 

 

… et le Jedi est parti en fumée.

 

 

Jibdivision ne disposait plus que d’un seul vaisseau – son ARC-170, agressif mais un peu lourdaud, et régulièrement gêné dans ses manœuvres par les obstacles, le privant plus d’une fois de la possibilité de faire appel à son Copilote perspicace.

 

En face, j’avais toujours mes trois vaisseaux – et aucun n’en était au stade des demi-points (si un seul, sauf erreur, était parfaitement intact).

 

 

Mes vaisseaux, plus agiles, et parfois difficiles à tracer du fait de leurs manœuvres de désoccultation, slalomaient de sorte à ne pas finir dans les arcs… de l’ARC, tout en se ménageant des opportunités de tir régulières.

 

 

Un chassé-croisé a opéré, cependant, qui a fini par opposer les vaisseaux en face à face…

 

 

… mais j’avais clairement l’avantage du nombre, et de l’initiative : l’ARC-170 a explosé – sans être parvenu à réduire ne serait-ce qu’un seul de mes Fantômes à la moitié de ses PV.

 

Troisième victoire impériale, troisième table rase, et deuxième 200-0 !

 

Mais qu’est-ce qui se passait, bon sang ?

FINALE : LES CHAMPIONS DANS L’ARÈNE

 

 

À ce stade, j’avais pulvérisé mes maigres ambitions. En fait, j’étais deuxième au classement…

 

Ce qui ne devait/devrait pas se produire.

 

Et ne s’est donc pas produit, le karma rétablissant l’équilibre cosmique (enfin, ça ou les midichloriens, comme vous voudrez) : cette performance, de très, très, très loin ma meilleure depuis que je joue à X-Wing, n’aurait qu’un impact limité sur le classement final – car, pour l’établir, on ne se baserait pas sur les parties remportées, ni sur la marge de victoire, mais seulement sur le résultat de la quatrième et dernière partie… qui n’aurait absolument rien à voir avec tout ce qui avait précédé.

 

En fait, l’insistance sur la nécessité de jouer un « champion » constituait un indice marqué : lors de la dernière partie, on ne jouerait que le champion – dans une arène.

 

C’est ici que le classement après le troisième round intervenait (tout de même) : les joueurs, en fonction de leurs résultats, serait répartis entre trois tables de six joueurs – je figurais dans la première, ce qui impliquait que je serais sixième du tournoi au pire.

 

Parmi les cinq autres joueurs à cette table, j’ai retrouvé aussi bien Nalex que Jibdivision – mais il y avait autrement JediYoda, des Wookies Bordelais (le titulaire du Trophée de la Raclette 2018 !), ZeRan (champion de France, mazette…), du Nantes Squadron, et enfin Flo86, d’Aunix Wing.

 

 

Chacun ne jouait donc que son champion… ce qui faisait une table très bizarre, très diverse. L’ordre d’activation était basé sur le coût en points des six champions (c’était plus confus pour l’engagement, j’ai l’impression que ça a changé à un moment ou à un autre durant la partie – je ne saurais donc plus dire si c’était sur la base du coût, ou de la valeur d’initiative, ou d’un panachage des deux…).

 

Voici donc l’ordre d’activation tel que je m’en souviens : Flo86 jouait un Chasseur TIE/ln, à savoir Valen Rudor (avec le talent Tireur hors pair, je crois) – probablement pas le vaisseau le plus « confortable » dans cette arène ! Puis ZeRan jouait un Chasseur Belbullab-22, en l’espèce le Capitaine Sear (il avait le relais tactique Kraken, et sauf erreur des Boucliers améliorés). Après quoi JediYoda avait le Colonel Jendon dans sa Navette T4-A de classe Lambda, qui embarquait Dark Vador. Puis c’était à mon tour, avec « Whisper » dans son TIE/ph Fantôme (Feinte, Le Cinquième Frère, Ordinateur de visée, Système de commande de tir). Ensuite, c’était à la Rey de Nalex de jouer (YT-1300 récupéré, Finn, Boucliers améliorés). Et, enfin, il y avait l’Obi-Wan Kenobi de Jibdivision (Aethersprite-Delta 7, Delta-7B, Réflexes prémonitoires, Astromech R4, Système d’occultation).

 

L’arène avait une règle simple, pour déterminer le classement : le dernier survivant serait le Champion de la Raclette 2019 ! Et, ensuite, au sein de chaque table, le classement dépendrait de l’ordre de sortie – le premier perdant de la première table serait donc sixième au classement, après quoi il y aurait le vainqueur de la deuxième table, etc.

 

Mais c’était le Tournoi des Champions de la Raclette, que diable ! Il fallait donc au moins une règle supplémentaire, qui était que l’espace de jeu… se restreignait à chaque tour.

 

En effet, après la première phase de mouvement, toute partie du tapis de jeu comprise dans un gabarit de manœuvre tout droit 1, sur chaque bord, disparaissait purement et simplement ; après la deuxième phase de mouvement, ce serait l’espace couvert par un gabarit de tout droit 2, etc. Ce qui, mine de rien, allait très vite ! Et, bien sûr, un vaisseau se trouvant dans cette zone quand elle disparaissait… était éliminé.

 

Ouch.

 

Ou Crunch, comme vous voudrez.

 

 

Chaque joueur plaçait un de ses obstacles.

 

Les quatre premiers vaisseaux étaient placés chacun sur un bord du tapis de jeu, normalement.

 

Les deux derniers devaient être placés au centre – un faisant face au nord, l’autre au sud (bien sûr, quelqu’un avait placé un gros astéroïde en plein milieu du tapis de jeu).

 

Ça n’a pas manqué : très tôt, tous les joueurs ont proposé des alliances – avec plus ou moins de sérieux.

 

Mais je crois que Rey avait un contentieux avec « Whisper » : pas de négociations, elle a aussitôt cherché à s’en prendre à ma championne !

 

 

Mon vaisseau était plutôt approprié pour cette partie, cela dit : agile, pouvant se repositionner avec ses manœuvres de désoccultation, ou demeurant occulté pour assurer sa défense… C’était pas mal.

 

 

Seulement voilà : vous la connaissez, celle de « Whisper » occultée à portée 3 avec un marqueur de Force ?

 

 

Ouais, moi aussi.

 

Rey m’en voulait vraiment…

 

 

À ce stade, il ne me restait déjà plus que deux points de coque, sauf erreur : mon Fantôme a été le premier vaisseau pris pour cible, en fait il me semble le seul à avoir été attaqué dans ces premiers tours. Je n’avais pas l’espoir de durer bien longtemps : la sixième place du classement se profilait à l’horizon…

 

Du coup, j’avais envie de lâcher quelques tirs avant de partir en fumée. Le Capitaine Sear me faisait l’effet de la cible la plus attrayante, et je l’ai verrouillé.

 

Mais Obi-Wan Kenobi s’était retourné contre moi – peut-être un contentieux, là encore. ZeRan m’incitait fortement à m’en prendre à Jibdivision plutôt qu’à lui, et Jibdivision avait une offre, plus ou moins sérieuse là encore : s’ignorerait-on, ou chercherait-on à s’entre-détruire ?

 

Au point où j’en étais, j’ai fait le choix de la DESTRUCTION MUTUELLE ASSURÉE.

 

 

Sauf que j’ai été comme de juste le seul à avoir été détruit dans cette affaire.

 

« Whisper » a été la première à dégager de l’arène : je serais donc sixième au classement général.

 

Cela dit, elle serait très vite suivie par Valen Rudor (sorti par Jendon, je crois ?) : Flo86 serait donc cinquième.

 

 

Car la partie se poursuivait sans moi. Il ne restait déjà plus que quatre vaisseaux…

 

 

… et l’espace se restreignait toujours davantage.

 

ZeRan jouait un jeu dangereux mais efficace à la lisière des zones disparues.

 

 

Il s’abstenait aussi de tirer, de manière générale – sur le mode « je te fous la paix si tu me fous la paix, je te défonce si tu m’attaques ».

 

Mais la situation devenait tendue pour les gros socles : ils n’avaient pas vraiment à craindre d’être détruits au combat, mais ils étaient les plus à même de pâtir de la diminution de la zone de jeu.

 

 

C’était en somme à qui ferait bumper l’autre de sorte qu’il se trouve dans la plus mauvaise posture au prochain rétrécissement du terrain.

 

De son côté, Obi-Wan Kenobi se faisait un peu oublier…

 

 

La situation des gros socles était bloquée, à ce stade.

 

Mais les deux chasseurs se retrouvaient face à face… et les tirs croisés d’Obi-Wan Kenobi et de l’arc arrière du Colonel Jendon ont fait sortir le Capitaine Sear du tapis de jeu. ZeRan serait donc quatrième au classement général.

 

 

Le Capitaine Sear serait bientôt suivi par Rey­ – la collision a finalement profité au Colonel Jendon. Nalex hériterait de la troisième place au classement.

 

 

JediYoda jouait son titre de Champion de la Raclette. Mais son challenger Jibdivision avait l’avantage de piloter un petit vaisseau extrêmement maniable…

 

 

… et l’espace de jeu était devenu si restreint que la Lambda, qui est quand même un gros veau, ne pouvait plus espérer grand-chose, même en attaquant le Jedi avec le soutien de Dark Vador.

 

JediYoda, détenteur du Trophée de la Raclette 2018, a donc cédé son titre (et son Yoda Funko Pop migrateur) à Jibdivision : gloire à lui, gloire au nouveau Champion de la Raclette !

 

BILAN

 

 

Et voilà, c’était la fin du tournoi. Premier à avoir été éliminé sur la première table, j’ai donc fini sixième, sur dix-huit. Je ne prétendrai pas ne pas avoir éprouvé la moindre amertume à ce que le classement final soit déterminé de la sorte… mais guère longtemps, du moins l’espère-je, parce que ce sentiment n’avait tout simplement pas de sens.

 

Honnêtement : c’était le Tournoi des Champions de la Raclette, c’était le jeu, c’était cool, c’était fun, c’était irréprochable. Je me suis beaucoup amusé tout au long de cette journée, y compris dans le temps (somme toute limité…) durant lequel j’ai jouté dans l’arène, et après tout aussi bien – c’était très marrant à suivre ! Et cette sixième place demeure ma meilleure performance en tournoi de toute façon. Alors, pas d’amertume ! Mais la joie de m’en être bien mieux tiré que je n’osais l’espérer, et c’est peu dire, dans un tournoi toujours aussi chouettement délirant et convivial, et c’est peu dire aussi.

 

Et par ailleurs…

 

Forcément trouvé sur la navrante page *Dank X-Wing Memes* : https://www.facebook.com/DankXWingMemes/

 

Ça n’est bien sûr pas la question à poser, bande de malades. Ce qui importe, c’est que…

 

« Whisper »

 

Détruit…

 

Tout.

 

C’est ma championne, et je l’aime.

 

 

Et j’accorderai une promotion à ses ailiers de l’Escadron Sigma, aussi, qui ont fait plus que se montrer à la hauteur.

 

TIE/ph Fantôme rules, « Whisper » FTW, et, pour tout ça, cœur-cœur-cœur avec les doigts roses de l’amour.

 

 

Et il y avait des lots ! Les Dés Rangés se sont montrés généreux, à leur habitude.

 

Dès avant la première partie, chaque joueur avait déjà son sticker choupi et son magnet pas moins choupi.

 

Mais, fonction du classement, on aurait ensuite accès à d’autres lots. Une première table comportait quelques figurines, des Funko Pops, des mugs, des chaussettes Star Wars (oh ! des chaussettes Star Wars !), un CD, une BD, et d’autres choses tout à fait folles : ici, chaque joueur aurait une récompense, de son choix dans ce qui resterait.

 

 

Mais il y avait une seconde table, ensuite, où chacun aurait droit à son petit LEGO Star Wars du calendrier de l’avent, à cinq (!) cartes promotionnelles de son choix, ainsi qu’à deux marqueurs de Force métalliques.

 

 

Pour ma part, j’ai donc eu :

  • ­Un sticker de Jawa, alors crions tous ensemble : « UTINI ! »
  • Un magnet de Stormtrooper, sans doute en train de rater quelque chose dans le frigo.
  • Un CD de la bande originale de Rogue One, lot inattendu et tout à fait intéressant.
  • Un petit LEGO dont je me demande encore ce qu’il représente (une moto-jet ?), et bordel où elles vont ces putains de deux pièces qui me restent.
  • Cinq cartes promotionnelles : deux françaises (Cadet de l’Escadron Epsilon et As de l’Escadron Noir, celui de l'Empire Galactique, hein) et trois anglaises (Scimitar Squadron Pilot, Afterburners et Veteran Turret Gunner).
  • Et enfin deux marqueurs de Force métalliques, donc.

 

Les cadeaux, c’est bien, mais ce qui est encore mieux, c’est un chouette Tournoi des Champions de la Raclette, avec des règles rigolo-débiles, des joueurs sympathiques, une bonne ambiance de chaque instant, et – last but not least – une grosse débauche de RACLETTE GÉANTE.

 

De RA-CLETTE !

 

GÉANTE !

 

C’était parfait, merci aux organisateurs, merci aux joueurs, gloire aux Champions de la Raclette passés, présents et à venir ! Et j’ai déjà hâte que ce soit l’édition 2020.

 

UTINI !

 

 

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Albu 19/12/2019 19:53

Gloire aux dé-rangés !
Gloire à Nébal !
;-)