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Chronique : A-Wing RZ-2

Publié le par Nébal

 

Ben on va commencer comme pour le Chasseur ARC-170 de la République, hein ? Et donc, enfin, enfin nous autres joueurs françouais avons droit au A-Wing RZ-2 de la Résistance – un vaisseau remontant à la vague 2, et bloqué par Asmodée France « parce qu’il fallait d’abord écouler leurs stocks bien trop conséquents de A-Wing RZ-1 rebelles », ce qui était parfaitement absurde… Bon, là encore, je ne vais pas revenir sur le feuilleton, j’ai eu régulièrement l’occasion de l’évoquer en ces lieux.

 

Soyons donc positifs, et félicitons-nous de ce que ce vaisseau, pas le moindre atout de la relativement jeune faction de la Résistance, soit enfin disponible pour les joueurs français – d’autant que, pour cette raison précisément, la Résistance avait en France un vaisseau de retard sur le Premier Ordre, ce qui était d’autant plus problématique que, sur les trois seuls vaisseaux, du coup, figurant dans le kit de conversion de la faction (probablement ma pire chronique sur ce blog...), et reprenant donc du contenu v1 là où la présente extension était inédite, deux étaient des gros socles, et il n’y avait qu’un seul petit socle… Pas l’idéal pour du list-building – tout spécialement dans une optique compétitive. L’arrivée, enfin, de l’A-Wing RZ-2, après la sortie de la vague 4 qu’était le Transport de la Résistance (et en notant que l'extension X-Wing T-70 est désormais disponible également), rend décidément la faction bien plus jouable.

 

D’autant que nous parlons ici d’un vaisseau qui, ailleurs qu’en France pour le coup, a plutôt bien tourné dans le méta, initialement du moins. On voyait régulièrement des listes en associant plusieurs, éventuellement nombreux, ou panachant avec de plus classiques X-Wing T-70. La solution économique représentée par le A-Wing RZ-2 était à vrai dire très tentante, en louchant du côté des as avec les pilotes nommés les plus capés, ou en jouant davantage sur le nombre (mais pas nécessairement des génériques pour autant) – au point que, lors de la mise à jour de juillet, il y a eu une (petite) augmentation générale sur le châssis, tandis que le pilote de A-Wing RZ-2 le plus joué, à savoir L’ulo L’ampar, prenait carrément cinq points dans les dents… Ceci dit, même après ces ajustements, le A-Wing de la Résistance demeure éminemment jouable, et je crois que cela vaut toujours pour L’ulo.

 

Mais l’absence de ce vaisseau en France ne m’a pas permis d’en prendre vraiment la mesure jusqu’à présent, sur un plan pratique, j'entends. En fait, je ne l’ai affronté qu’une seule fois – sur la base bien sûr de proxy. Une expérience un peu alambiquée, mais je crois me souvenir que j’avais pu « apprécier », c'est-à-dire en m’en prenant plein les dents, les atouts représentés par des pilotes comme L’ulo L’ampar, donc, mais aussi, dans un tout autre registre, Tallissan Lintra.

 

 

Et puis… Un peu comme pour le Chasseur ARC-170, j’ai un aveu débile à faire : dans mes rares et jamais concluantes tentatives de concevoir des listes rebelles, si l’ARC était régulièrement mon premier choix, le A-Wing RZ-1 était souvent le second.

 

Or c’est là un vaisseau très mal aimé. J’ai entendu beaucoup de joueurs rebelles en dire pis que pendre, et peut-être à bon droit – même s’il me semble qu’il n’est pas totalement injouable : à vrai dire, Jake Farrell demeure un pilote intéressant (et peut-être celui que j’ai le plus souvent affronté lors de l’Open de Paris de manière générale), et spammer du générique peut faire sens… Là, mon background de joueur impérial intervient sans doute : les petits vaisseaux agiles mais fragiles, c’est un peu l’essence de ma faction de référence ! Mais cela relève sans doute un peu aussi de l’esprit de contradiction : de fait, c’est un vaisseau à peu près unanimement décrié...

 

Le A-Wing RZ-2, sans surprise, est dans la lignée du RZ-1. Mais il a pour lui un meilleur cadran de manœuvres, une meilleure capacité générique, et des pilotes nommés éventuellement bien plus funky (outre que le simple choix des pilotes est plus étendu). Il est de la sorte la mise à jour éminemment plus jouable et efficace d’un vieux coucou sympathique dans son esprit mais guère efficace sur le tapis de jeu. Et c’est une bonne chose.

 

LA FIGURINE

 

 

Commençons par nous pencher sur la figurine. De fait, le RZ-1 rebelle et le RZ-2 résistant sont très proches, même si l’on peut constater quelques variantes sur la figurine (pas seulement en ce qui concerne la peinture, comme pour le Chasseur ARC-170). Je suppose que comparer les deux châssis est pertinent ; aussi, dans toutes les photos de cette section, je vais associer, à gauche les deux A-Wing RZ-1 rebelles tirés de la v1 (l’extension As rebelles dans le cas du bleu), et à droite le A-Wing RZ-2 de la Résistance, qui nous intéresse plus particulièrement.

 

 

Adonc, vu de loin, ça n’a rien d’évident, mais, quand on se rapproche un peu, on voit que les figurines diffèrent : le RZ-2 est un chouia plus petit que le RZ-1, et il a aussi quelque chose de plus « sec », là où le A-Wing rebelle est tout en courbes.

 

 

Les réacteurs sont par ailleurs plus petits sur le nouveau modèle, à l’instar des canons, et même du cockpit.

 

 

Le RZ-2 a de la sorte quelque chose de plus agressif que le RZ-1 – ce qui, à mes yeux, n’est pas forcément un atout, sur le plan cosmétique s'entend : le style plus « rond » du A-Wing rebelle me parle probablement davantage, pour des raisons que je serais bien en peine d’expliquer.

 

 

Bon, les différences ne sont pas non plus outrées, et le RZ-2 n’a rien de moche, hein…

 

 

Mais les deux vaisseaux diffèrent sur un autre aspect (qui ne ressort pas forcément très bien sur cette photo dégueu...) : la peinture du RZ-2 est plus appuyée – notamment pour ce qui est des traits noirs figurant sur la coque : ils apparaissent sur le vaisseau rebelle, mais tout en douceur, là où le vaisseau de la Résistance donne une impression de contraste bien plus tranchée. Là encore, je préfère un peu les versions rebelles, mais c’est à débattre.

 

Une figurine honnête, globalement. On apprécie qu’elle se distingue un peu de son modèle – mais le résultat n’est pas non plus renversant ; après, c’est fonction des goûts de chacun…

LE VAISSEAU

 

 

Bien ! Nous pouvons passer maintenant à l’évocation des données techniques du châssis – en gardant les pilotes pour plus tard.

 

Je suppose que le lien entre les deux vaisseaux justifie que, régulièrement, l’on compare le A-Wing RZ-2 avec son ancêtre le A-Wing RZ-1. Toutefois, la situation est bien différente de celle du Chasseur ARC-170. Soulignons-le, car c’est crucial : le A-Wing RZ-1 et le A-Wing RZ-2 ne sont pas le même vaisseau – pas seulement parce que leur faction et leurs pilotes diffèrent, mais parce que le châssis lui-même diffère.

 

 

En ayant ce point bien en tête, nous pouvons commencer – classiquement, par le cadran de manœuvres.

 

Celui-ci, pour le A-Wing RZ-2 (comme pour son ancêtre, en fait), comprend en tout dix-sept manœuvres différentes – ce qui est dans la tranche haute. Dix de ces manœuvres sont bleues (ce qui est excellent), quatre seulement sont blanches (ce qui est peut-être plus éloquent encore, au fond), et trois seulement sont rouges, qui sont trois manœuvres de retournement (ce qui est très bien).

 

Dans le détail, pour ce qui est des manœuvres bleues, nous avons les tout droit à vitesse 2-5, ce qui est remarquable et désigne d’emblée le RZ-2 comme un vaisseau rapide (avec la contrepartie classique en la matière de l’absence de manœuvre tout droit 1), puis les virages sur l’aile à vitesse 2-3 (là encore il n’y en a pas à vitesse 1), et enfin les virages serrés à vitesse 2, ce qui est toujours pratique. Une autre manière de le dire : toutes les manœuvres basiques à vitesse 2 sont bleues, entre autres, et cela en dit long.

 

Côté manœuvres blanches, ça ira plus vite : les virages serrés à vitesse 1 et 3. Ce qui demeure remarquable : le RZ-2 a un profil d’intercepteur, il va vite et tourne très bien.

 

Impression renforcée par les trois seules manœuvres rouges, qui sont donc trois manœuvres de retournement : Koiogran 5, ce qui est toujours très bien, et boucles de Segnor 3 pour une approche peut-être plus agressive.

 

Cet excellent cadran est au fond assez proche de celui du RZ-1, qui était déjà très cool, mais il est encore meilleur dans la mesure où la seule différence entre les deux porte sur les virages sur l’aile à vitesse 3 : ils sont blancs pour le A-Wing rebelle.

 

Oui, vraiment remarquable : un vaisseau qui, à en juger par ses capacités de manœuvre, bougera très bien en ne prenant qu’exceptionnellement du stress, qu’il évacuera de toute façon sans souci.

 

Maintenant, il y a peut-être ici comme une illusion d’optique : de fait, on verra plus loin qu’un aspect crucial de ce châssis impliquera éventuellement un stress régulier – demeure ce constat rassurant que le A-Wing RZ-2 sera à peu près toujours en mesure de s’en débarrasser quand viendra son tour de s’activer.

 

 

Passons aux statistiques. Nous avons une attaque d’arc de tir mobile (simple) à 2, trois dés verts en défense (y a pas mieux), puis deux points de coque et deux boucliers, ce qui est assez fragile.

 

La seule différence avec le RZ-1, ici, n’est pas d’ordre numérique : c’est que l’attaque primaire du A-Wing rebelle était plus classiquement de 2 aussi mais dans l’arc avant. La « tourelle » du RZ-2 est un trait distinctif majeur, et on y reviendra.

 

Toutes choses égales par ailleurs, ces statistiques sont peut-être... un peu médiocres ? Moi, j’aime bien, peut-être parce que c’est assez impérial, au fond… Et l’évolution du jeu, depuis surtout la vague 3, a rendu les attaques à deux dés rouges bien plus communes, une nouvelle norme en fait, là où la v1 et le début de la v2 avaient peut-être incité les joueurs notamment rebelles à considérer les trois dés rouges comme un prérequis fondamental ? Ce qu’ils ne doivent pas être, je suppose. A posteriori, cela ne joue que davantage en faveur du RZ-2… et peut-être aussi du RZ-1 ?

 

 

À noter, nous avons un (seul) profil alternatif, ici, avec Tallissan Lintra : il s’agit seulement d’ajouter une charge récurrente à ces statistiques génériques. On verra le moment venu comment elle en fait usage.

 

 

Envisageons maintenant la barre d’actions. Pour le coup, elle est relativement fournie : cinq actions en tout, toutes blanches (et aucune de liée), qui sont concentration, évasion, acquisition de cible, tonneau et accélération – ce qui est très bien, très versatile, et avec des options de repositionnement intéressantes.

 

Pour le coup, cette barre d’actions est exactement la même que celle du RZ-1.

 

Et pourtant la donne est un peu différente – mais cela implique de passer maintenant à la capacité générique du A-Wing RZ-2.

 

 

Celle-ci s’intitule Gyrostabilisateurs perfectionnés. Elle reprend tout d'abord les Propulseurs vectoriels du A-Wing RZ-1, en permettant d’effectuer une action d’accélération rouge après avoir effectué une autre action – ce qui, au fond, correspond à une action liée ; surtout, avec un tonneau en guise de première action, le A-Wing, rebelle comme résistant, fait donc partie du club pas hyper étendu des vaisseaux capables de double repositionnement, même si, dans son cas, ce sera forcément dans l’ordre tonneau + accélération, et pas l’inverse.

 

Mais la capacité générique du RZ-2 va au-delà : alternativement, plutôt qu’une accélération rouge, le vaisseau peut user de cette faculté pour effectuer une action de rotation de la tourelle, rouge également – la carte précisant que la tourelle du RZ-2 ne peut être orientée que vers l’arc avant ou l’arc arrière, en aucun cas les arcs latéraux.

 

Cet arc de tir mobile est décidément une qualité distinctive du A-Wing résistant – et un atout non négligeable. Maintenant, il est accompagné d’un certain nombre de contraintes : on l’a vu, la tourelle ne peut être orientée que vers l’arc avant ou vers l’arc arrière – ce qui rapproche un peu le RZ-2 du Chasseur TIE/sf du Premier Ordre, si ce dernier est plus constant.

 

Par ailleurs, comme vous l’aurez remarqué, l’action de rotation de la tourelle ne figure pas dans la barre d’actions du vaisseau. Dès lors, pour tourner la tourelle, on est obligé de recourir aux Gyrostabilisateurs perfectionnés – ce qui implique d’avoir réussi une autre action au préalable (OK), mais aussi de ne pas être stressé, car l’action de rotation est rouge ; gaffe aux retournements intempestifs... Cela signifie aussi qu’en principe votre vaisseau, après avoir réorienté sa tourelle, sera stressé…

 

Cela dit, on l’a vu, le RZ-2 ne manque certainement pas d’options pour évacuer le stress. Par ailleurs, la capacité spéciale d’au moins une pilote, Greer Sonnel, mais aussi certaines améliorations, comme les Propulseurs survitaminés, sont sans doute à intégrer dans l’équation – on y reviendra en temps utile.

 

 

Voici pour les données permanentes du châssis – reste à envisager ses données saisonnières, soit les coûts et les emplacements d’améliorations.

 

Commençons par ces derniers : tous les pilotes de A-Wing RZ-2 disposent d’un slot de technologie et d’un autre de missiles – on relèvera l’absence du moindre emplacement de modification. Le A-Wing RZ-1 ne disposait pas du slot de technologie, sans surprise, car ce dernier est en principe associé aux vaisseaux de la nouvelle trilogie. Mais c’est là encore tout bénéf’ pour l’intercepteur de la Résistance.

 

De manière plus caractéristique, sur les deux modèles d’ailleurs, tous ces pilotes disposent de deux emplacements de talent, à l’exception du générique le moins coûteux, la Recrue de l’Escadron Bleu, qui n’en a qu’un seul (à noter, elle n’en avait aucun initialement – mais ce point a été très vite corrigé, dès la mise à jour de janvier). Cela autorise des combos assez folles – reste à voir si elles se montreraient vraiment pertinentes ? Il n’est pas dit que l’on tienne à tout prix à rentabiliser à fond ce double emplacement. Mais on peut avancer, je crois, que le RZ-2 aimerait bien associer le talent « adjectif » de sa faction, Héroïque, et… quelque chose d’autre, les options ne manquent pas.

 

Pour ce qui est des coûts, il faut donc relever d’emblée que le châssis a connu une augmentation générale lors de la mise à jour de juillet : deux pilotes seulement n’ont pas bougé (Greer Sonnel et Zari Bangel), trois ont augmenté d’un point (Recrue de l’Escadron Bleu, Expert de l’Escadron Vert et Tallissan Lintra), tandis que L’ulo L’ampar a pris cinq points dans les dents – ce qui est généralement révélateur de son efficacité...

 

Mais il faut dire que, et ça n’est pas le moindre atout du RZ-2, les coûts pour ces différents pilotes sont globalement assez bas, voire très bas, ce qui ouvre de très intéressantes options de list-building. L’ulo L’ampar, avec ses 43 points d’escadron, soit sept points de plus que le pilote suivant le plus onéreux, se trouve clairement dans une catégorie qui lui est propre. Mais, si l’on s’en tient aux cinq autres pilotes du châssis, les coûts s’étalent entre 33 points d’escadron (à poil, un sixième de liste, donc) pour la Recrue de l’Escadron Bleu et 36 points d’escadron pour Greer Sonnel et Tallissan Lintra – un écart de trois points seulement, qui devrait jouer en faveur des pilotes nommés, histoire de bénéficier de leurs intéressantes capacités spéciales et de leur initiative supérieure : si, à 33 points, nous avons un générique à initiative 1 doté d’un seul emplacement de talent, nous passons très vite, pour trois points de plus seulement, au sommet, avec Tallissan Lintra, à un nommé doté d’une très bonne capacité spéciale, de deux emplacements de talent… et d’une valeur d’initiative de 5 ! Et ça c’est tout de même assez wahou…

 

Le RZ-2 est donc un vaisseau très économique, globalement. Et si L’ulo L’ampar coûte bien plus cher que tous les autres, il vaut probablement tous ses points, comme on le verra. Là encore, le RZ-2 se montre très attrayant – et, disons-le aussi, il se singularise à cet égard au sein d’une faction dont les coûts sont globalement assez élevés (et l’étaient tout spécialement au moment de la vague 2, avec deux gros socles qui parasitaient les échelles, tandis que le X-Wing T-70 n’était probablement pas le plus discount des chasseurs).

 

À titre de comparaison, le A-Wing RZ-1 rebelle s’échelonne entre 30 points d’escadron pour le Pilote de l’Escadron Phœnix et 36 points d’escadron pour Jake Farrell. Le cas de L’ulo L’ampar étant singulier, nous nous retrouvons autrement avec une même tranche haute, tandis que l’entrée de gamme est plus accessible chez les Rebelles – ce qui va encore davantage dans le sens d’un archétype jouant sur l’économie. Cependant, les nombreux atouts du RZ-2 jouent là encore globalement en sa faveur, même si Jake Farrell est assurément un bon pilote : pour le même prix, Tallissan Lintra, qui a elle aussi une chouette capacité spéciale, est d’une initiative supérieure et dotée d’un slot de technologie, son châssis bénéficiant en outre d’un meilleur cadran de manœuvres et de son arc de tir mobile (même limité) lié à ses Gyrostabilisateurs perfectionnés. Oui, le RZ-2 est là encore bien plus attrayant que son modèle…

LES PILOTES

 

 

Penchons-nous un peu plus précisément sur les pilotes, maintenant. Il y en a six, dont deux génériques et quatre nommés limités à un seul exemplaire, pour des coûts s’étalant entre 33 et 43 points d’escadron (mais essentiellement de 33 à 36, donc), et des initiatives allant de 1 à 5.

 

Commençons par les génériques. L’entrée de gamme, à une initiative minimale de 1, est la Recrue de l’Escadron Bleu – pour 33 points d’escadron. Rappelons que c’est le seul A-Wing RZ-2 à ne disposer que d’un seul slot de talent (ce qui n’a rien de dramatique : en prenant les choses autrement, c’est un générique à initiative 1 disposant d’un emplacement de talent – et ça, ça ne court pas les rues).

 

 

Pour deux points d’escadron de plus (35, donc), nous passons au second générique, qui est l’Expert de l’Escadron Vert. Son initiative passe à 3, et il a désormais accès au double emplacement de talent.

 

Dans l’absolu, ces génériques sont plus que corrects. Seulement, en ce qui me concerne en tout cas, l’échelle des coûts du A-Wing RZ-2 m’incitera à les garder dans le portfolio – tout spécialement l’Expert de l’Escadron Vert : pour le prix de ce dernier, nous pouvons avoir Zari Bangel (même initiative mais capacité spéciale plutôt sympa) ; et pour seulement un point de plus, il y a Greer Sonnel (initiative 4 en plus d’une capacité spéciale plus sympa encore), et même Tallissan Lintra (initiative 5, bordel, et une très bonne capacité spéciale). Je ne vois donc pas vraiment d’intérêt à jouer l’Expert de l’Escadron Vert dans ces conditions.

 

La Recrue de l’Escadron Bleu est certes un peu plus spammable, et l’absence de second slot de talent n’a rien d’un handicap insurmontable, alors peut-être…

 

Mais, à titre personnel, les coûts étant ce qu’ils sont, je serais clairement tenté de passer direct aux pilotes nommés.

 

 

Et donc : la première d’entre eux, à initiative 3, est Zari Bangel (35).

 

Elle a une capacité spéciale sympathique, qui fait que, après avoir partiellement exécuté une manœuvre (soit après avoir bumpé), elle ne saute pas pour autant l’étape « Effectuer une action » de la phase d’activation.

 

Elle rappelle un peu (mais vue de loin seulement) Arvel Crynyd, pilote de A-Wing RZ-1 (à la même valeur d’initiative, d’ailleurs). En probablement un peu moins bien ? Mais cette capacité spéciale, sans être foufifolle, demeure sympathique.

 

Maintenant, on ne va pas se mentir : des quatre pilotes nommés du A-Wing RZ-2, c’est clairement la moins intéressante en ce qui me concerne – et pourtant j’aime bien les tactiques de bump.

 

 

Pilote suivante : Greer Sonnel (initiative 4, 36 points d’escadron).

 

Sa capacité spéciale est simple : après avoir entièrement exécuté une manœuvre (on prend à cet égard le contre-pied de Zari Bangel), elle peut pivoter sa tourelle.

 

En clair, elle peut donc bénéficier de la meilleure orientation de son arc de tir mobile sans avoir à user des Gyrostabilisateurs perfectionnés pour ce faire – et donc sans avoir à se stresser, mais aussi sans avoir à sacrifier une éventuelle accélération bonus : elle retourne en fait la séquence d’actions, en bougeant sa tourelle avant de faire son action « normale ».

 

Un atout non négligeable.

 

 

On continue de progresser, sur ce châssis décidément très féminin, avec Tallissan Lintra : pour le même coût que Greer Sonnel, soit 36 points d’escadron, on passe à une valeur d’initiative de 5, soit la plus haute disponible pour ce vaisseau.

 

Et on a en prime une très chouette capacité spéciale : tant qu’un vaisseau ennemi dans le bullseye de Tallissan Lintra effectue une attaque, elle peut dépenser une charge (on l’a vu, elle en a une seule, mais récurrente) : dans ce cas, le défenseur jette un dé de défense supplémentaire.

 

 

Cette mécanique était illustrée dans l’article de présentation du A-Wing RZ-2 sur le site de FFG, intitulé Deadly Speed ; on y voyait Tallissan Lintra assurer ainsi un soutien défensif pour une Forteresse stellaire MG-100.

 

Et c’est une capacité très intéressante (qui peut lui profiter à elle-même, d'ailleurs). Avec son double repositionnement éventuel, le A-Wing RZ-2 peut chercher le bullseye sans trop de difficultés. Par ailleurs, cette aptitude ne lui impose pas de faire cette chose très courante au regard des capacités de ce genre, à savoir voler en formation – Tallissan peut très bien faire ses affaires dans son coin, et pourtant venir en aide à ses alliés. Or nous parlons d’un vaisseau rapide, agile, et doté d’une initiative de 5 : « ses affaires dans son coin », ça peut être des choses très rentables…

 

Je l’aime beaucoup. Dans mon unique partie face à des A-Wing RZ-2 (en proxy), sa capacité s’est déclenchée très régulièrement – à chaque tour, en fait, et ça m’a causé bien des soucis. En fait, au sortir de cette partie, Tallissan Lintra était clairement la pilote de RZ-2 qui m’avait fait la plus forte impression.

 

 

Davantage même que L’ulo L’ampar, oui. Même si ce dernier est assurément très, très bon, dans une optique plus agressive qui a eu la préférence des joueurs – ce qui lui a valu cette drastique augmentation des coûts (de cinq points, tout de même !) en juillet : à 43 points d’escadron, il est du coup de très loin le plus coûteux des pilotes de A-Wing RZ-2 – cela représente sept points de plus que Tallissan Lintra pour une même valeur d’initiative de 5.

 

Mais il demeure probablement très jouable à ce coût – parce qu’il est vraiment très bon. Même s’il est du genre tête brûlée, porté à prendre des risques pour taper plus dur (ce qui correspond bien au charismatique personnage tel qu’on le voit notamment dans la série Poe Dameron, et ça lui joue des tours, on va dire – je vous renvoie à mon article « univers » Autour de Poe Dameron).

 

Sa capacité spéciale vaut aussi bien en attaque qu’en défense – en revanche, elle implique que L’ulo L’ampar soit stressé : avec les Gyrostabilisateurs perfectionnés, cela ne devrait pas forcément être un problème (on peut aussi envisager de lui donner une amélioration lui fournissant une action rouge, au cas où – on pense notamment à Chef d’escouade, mais en sachant que ce talent à coût variable impliquerait la dépense de 12 points d’escadron sur L’ulo…).

 

Dès lors, il doit (soulignons, soulignons !) lancer un dé de défense en moins, ou un dé d’attaque en plus. En somme, il devient temporairement plus fragile, en échange d’une plus grande capacité de tir : c’est typiquement la tête brûlée qui va se coller aussi près que possible de l’adversaire pour lui balancer, à portée 1, quatre dés rouges dans la tronche.

 

Bien sûr, de la sorte, il se met en danger : c’est le jeu. Mais, le RZ-2 ayant une agilité de 3 à la base, cette prise de risque lui réserve toujours deux dés verts – et on peut supposer qu’il n’en aura que davantage de raisons de se munir du talent Héroïque ; on y reviendra.

 

L’ulo L’ampar est vraiment très bon – et j’aime cette optique de jeu qui consiste à prendre un risque pour se montrer plus menaçant. Même avec cette forte augmentation de son coût en juillet, je tends à croire qu’il demeure parfaitement intéressant et jouable. Mais il ne faudrait pas déduire de ce surcoût qu’il serait le seul pilote intéressant sur ce châssis, car ça n’est clairement pas le cas – il ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt, ne serait-ce que parce que, dans la forêt, il y a notamment Tallissan Lintra ; et jouer les deux ensemble est très tentant.

 

Quoi qu’il en soit, les pilotes de A-Wing RZ-2 sont plutôt intéressants. Si je ne vois pas plus que ça l’intérêt des génériques (ou en tout cas de l’Expert de l’Escadron Vert), pour de pures raisons d’échelle des coûts, et si je ne suis pas plus que ça emballé par Zari Bangel, les trois autres pilotes nommés sont assez enthousiasmants, et, qui plus est, ils jouent chacun dans son propre domaine – témoignage de la versatilité éventuellement étonnante de ce châssis, en même temps que de son caractère particulièrement attrayant ne serait-ce qu’au plan économique (or je tends à croire que cela va bien au-delà).

LES AMÉLIORATIONS PROPRES À LA RÉSISTANCE

 

 

L’extension A-Wing RZ-2 comprend bien sûr aussi quelques améliorations – cela dit, pas des masses non plus, elle est relativement chiche à cet égard : cinq (seulement) en tout, dont deux spécifiques à la Résistance.

 

Il y en a toutefois une qui se distingue, au sens où pour l’heure elle n’est disponible que dans cette extension : la technologie Peinture ferrosphère (6).

 

Après qu’un vaisseau ennemi a verrouillé un vaisseau qui en est équipé, si ce dernier n’est pas dans le bullseye dudit vaisseau ennemi, alors ce dernier gagne un marqueur de stress.

 

Dans l’absolu, c’est assez intéressant – un moyen de sanctionner les acquisitions de cibles, qui peuvent faire très mal sur un petit châssis fragile tel que le A-Wing RZ-2 (même si d’autres vaisseaux résistants pourraient s’en équiper, hein).

 

Maintenant, choisir cette technologie impliquerait de faire l’impasse sur une autre, et, à six points d’escadron à ce jour, ce qui est tout de même assez onéreux, je ne suis pas sûr que le jeu en vaille vraiment la chandelle…

 

Mais, honnêtement, je ne sais pas – n’hésitez pas à faire part de vos avis à cet égard.

 

 

L’autre amélioration spécifique à la Résistance figurant dans cette extension, nous la connaissons de longue date : il s’agit du talent « adjectif » spécifique à la faction, à savoir Héroïque (1).

 

Pour mémoire, ce talent permet, quand on défend ou quand on effectue une attaque, si l’on n’a que des résultats vierges, et au moins deux résultats, de relancer n’importe quel nombre de dés.

 

Tout joueur de X-Wing a tiré à blanc, ou défendu à blanc – ce qui suffit à prendre en considération ce talent. Le souci est peut-être qu’il empêcherait trop souvent de prendre un autre talent plus enthousiasmant – mais, à cet égard, le A-Wing RZ-2, avec ses deux slots de talent, est tout désigné pour en jouer.

 

Je tends à croire qu’il serait particulièrement sympathique sur un L’ulo L’ampar, afin de compenser une éventuelle déveine en défense dès l’instant que le casse-cou a choisi de sacrifier l’agilité à l’agression.

 

Oui, j’aime bien – comme Fanatique pour le Premier Ordre en face. Encore aujourd’hui, j’ai le sentiment que les factions de la vague 2 sont clairement celles qui disposent des meilleurs de ces talents « adjectifs ».

 

LES AMÉLIORATIONS GÉNÉRIQUES

 

 

Reste encore trois améliorations génériques dans cette extension, dont une doit probablement être mise en avant, qui, en tant que technologie, n’est pas forcément rare à proprement parler, mais en tout cas moins courante que la plupart des améliorations génériques complétant classiquement telle ou telle extension : les Propulseurs survitaminés (dont le coût dépend de la valeur d’initiative : dans le cas présent, il est de cinq points pour la Recrue de l’Escadron Bleu, sept pour l’Expert de l’Escadron Vert et Zari Bangel, huit pour Greer Sonnel, et neuf pour Tallissan Lintra et L’ulo L’ampar – bien sûr, d’autres vaisseaux peuvent s’en équiper, dès l’instant qu’il s’agit de petits socles).

 

Cette amélioration permet, tant que l’on a deux marqueurs de stress ou moins, d’effectuer les actions tonneau et accélération même en étant stressé – ce qui vaut a priori pour l’accélération rouge résultant des Gyrostabilisateurs perfectionnés.

 

De manière générale, c’est intéressant. L’interaction avec les Gyrostabilisateurs perfectionnés justifie probablement que l’on envisage cette technologie sur un A-Wing RZ-2, et que cette carte se trouve dans son extension. Maintenant, le RZ-2 ne rencontre en principe pas de difficultés pour évacuer le stress, ce qui rend cette amélioration peut-être un tout petit peu moins pertinente ? Outre qu’elle coûte assez cher, tout de même.

 

Mais je suppose qu’elle pourrait se montrer très intéressante sur L’ulo L’ampar, en tout cas – qui, après tout, veut souvent être stressé, mais aurait tout intérêt à ne pas pénaliser pour autant son économie d’actions.

 

Intéressant, donc, et à étudier.

 

 

Les deux autres améliorations génériques figurant dans cette extension, nous les connaissons bien – et inutile donc de revenir abondamment dessus.

 

Nous avons tout d’abord des Missiles à tête chercheuse (5)…

 

 

… et enfin des Roquettes à protons (7).

 

De manière générale, ce ne sont pas mes missiles préférés – mais je suppose que, le RZ-2 pouvant traquer le bullseye avec ses manœuvres souples et son éventuel double repositionnement, les Roquettes à protons ne sont pas déconnantes.

 

Et donc, ça se tente ?

 

PAS TOUT À FAIT PAREIL, ET EN MIEUX

 

 

Il est temps de conclure. Le A-Wing RZ-2 est un apport tout à fait bienvenu à la jeune encore faction de la Résistance. Il a pour lui son excellent cadran de manœuvres, une capacité générique intéressante, des pilotes nommés souvent enthousiasmants, et, last but not least, une échelle de coûts très attrayante.

 

Ce dernier caractère s’applique souvent à des « petits vaisseaux de remplissage », mais le RZ-2 vaut probablement bien plus que cela : loin de devoir simplement compléter une liste, il peut en constituer l’armature, aussi bien en solo qu’en nombre – et le caractère agressif d’un L’ulo L’ampar, ou le soutien défensif d’une Tallissan Lintra, sont en tant que tels des atouts marqués qui valent bien qu’on les intègre dans une liste, en témoignant en outre de ce que ce petit chasseur est en définitive bien plus versatile qu’il n’y paraît. On ne s’étonne guère, dès lors, de ce qu’il ait régulièrement figuré dans des listes méta.

 

À la comparaison, sur tous ces points, le RZ-2 convainc bien davantage que le RZ-1. Et, d’une certaine manière, c’est dommage – parce que j’aimerais bien, à titre personnel, que le A-Wing rebelle soit plus performant (même si je ne suis pas un joueur rebelle). J’espérais à vrai dire de nouveaux pilotes sur ce châssis qui manque cruellement d’options en la matière… Las, l’extension Pilotes hors-pair, annoncée pour début 2020, n’en rajoutera pas – alors qu’elle comprendra deux nouveaux pilotes pour le RZ-2 ! Allez comprendre…

 

Mais, bon, c’était du RZ-2 qu’on parlait aujourd’hui – et le bilan est clairement satisfaisant. Il est heureux qu’on puisse enfin jouer avec en France… Restons positifs, hein ? Et disons qu’il n’est jamais trop tard...

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