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Chronique : B-Wing A/SF-01

Publié le par Nébal

 

Chronique ! Cela faisait quelque temps. Et, en attendant de mettre la main sur les nouveautés de la vague 4, ce qui me permettra de faire des versions chroniques « définitives » de mes previews concernant le Hyena-class Droid Bomber, le Naboo Royal N-1 Starfighter et le Resistance Transport, en y incluant avis sur les figurines, intégration des coûts et emplacements d’améliorations et tout ce qui a pu altérer mon opinion depuis ces articles, je vais aujourd’hui traiter d’une autre sortie de la vague 4, qui est une reprise de la v1 : le B-Wing A/SF-01 – que l’on appellera désormais plus simplement B-Wing.

 

Il s’agit donc d’une reprise d’un vaisseau qui existait déjà en v1. Fantasy Flight Games s’en est tenu à la politique annoncée dès le lancement de la v2 : cette extension ne contient aucun matériel inédit – toutes les cartes, de pilotes comme d’améliorations, figuraient déjà dans le kit de conversion de l’Alliance Rebelle, à l’exception de Postcombustion, carte que l’on a cependant trouvée dans plusieurs extensions récemment, ce qui la rend moins rare qu’à l’origine, quand elle n’apparaissait, absurdement, que dans l’extension Chasseur Fang. Rien de neuf ici, donc. Et je me demande, en fin de compte, si la poursuite de cette politique largement réclamée par les joueurs n’aboutit pas ici à une sorte d’effet pervers ? J’y reviendrai en temps utile.

 

Quoi qu’il en soit, cette extension n’est pas une bête reprise, parce que la figurine a changé, qui dispose maintenant de nombreuses parties mobiles très bienvenues. Cela peut constituer une raison suffisante pour en faire l’acquisition. De mon côté, le B-Wing originel, épuisé depuis longtemps, était le seul vaisseau (non épique) de la v1 qui me manquait (je n’en avais que la version figurant dans l’extension As rebelles, légèrement différente au moins pour la peinture, sauf erreur) ; cela m’a d’autant plus incité à acheter ce nouveau B-Wing, qui est assurément beaucoup plus cool que ses prédécesseurs.

 

LA FIGURINE

 

 

Commençons donc par parler de la figurine. Sur cette photo, le nouveau B-Wing est à droite, avec à gauche la version issue de l’extension v1 As rebelles. On constate déjà que la peinture est différente, même si je ne saurais en jurer par rapport à l’extension initiale de la v1. L’ensemble est plus sobre, plus subtil aussi – un bon travail de peinture, rassurant en ce qui me concerne après la déconvenue de l’Infiltrateur Sith.

 

 

Mais la figurine du B-Wing de la v1 avait un fâcheux défaut, qui était son côté « rigide » : le vaisseau, avec sa curieuse attache courbée à l’arrière, se tenait forcément tout droit, en forme de croix chrétienne disons, et ça n’était certainement pas le meilleur moyen de le mettre en valeur.

 

 

La nouvelle figurine y remédie astucieusement, en permettant de faire pivoter le vaisseau par rapport à son attache courbée, sans avoir à forcer (en fait, je me demande si pour le coup le vaisseau ne risque pas de bouger « trop facilement » ?) ; on peut ainsi lui donner son allure « penchée » caractéristique, aussi bien en l’inclinant à gauche…

 

 

… qu'en l’inclinant à droite, avec toute la latitude que l’on souhaite dans les degrés intermédiaires. L’effet produit est saisissant, et, rien que pour cela, la nouvelle figurine est assurément plus attrayante que l’ancienne.

 

 

Si vous y tenez, vous pouvez aussi le mettre totalement à l’horizontale, ce qui lui confère une allure assez étrange, mais elle permet de mieux comprendre comment le Transport de la Résistance a pu être conçu sur la base d’un châssis de B-Wing.

 

 

En effet, l’inclinaison générale du vaisseau n’est qu’une des options offertes par les parties mobiles de cette figurine très travaillée : les ailerons également sont concernés, qui peuvent être entièrement dépliés, ou repliés, ou quelque part entre les deux. Pour le moment, cela ne se traduit pas en effets de jeu, mais il semblerait que cela pourrait être le cas à l'avenir, avec les packs de cartes annoncés par FFG pour le premier trimestre 2020.

 

De manière beaucoup plus anecdotique, et comme vous avez pu le constater sur ces photos, conformément au lore (un peu bizarre tout de même…) emblématique de ce vaisseau, le cockpit bénéficie d’un système de commande gyroscopique, qui lui permet également de pivoter. Bon, ça, c’est davantage gadget, hein.

 

 

Vu de l’arrière, le vaisseau n’est pas des plus élégants, mais le fait de pouvoir le faire pivoter autour de l’attache en rend les détails plus visibles que pour le modèle de la v1, dans lequel, par la force des choses, l’essentiel de la figurine était lors masqué par la tige en plastique.

 

 

En revanche, il y a de quoi faire avec la vue de dessus, qui met bien en valeur le vaisseau, et, donc, son caractère d’ancêtre du Transport de la Résistance. Le contraste est encore plus marqué à cet égard par rapport au modèle de la v1.

 

Une figurine très réussie, donc – probablement la plus complexe du jeu à ce jour. Je souhaite de tout mon cœur que FFG poursuivra dans cette voie, pour de nouvelles sorties comme pour d’éventuelles reprises de la v1 (si, à vue de nez, le cas du B-Wing était tout de même très particulier à cet égard).

 

LE VAISSEAU

 

 

Passons maintenant au vaisseau – disons, au châssis : je n’envisagerai les pilotes qu’ultérieurement, comme d’hab’.

 

En commençant par l’avertissement habituel : je ne suis pas un joueur de l’Alliance Rebelle. Des sept (!) factions du jeu, maintenant, la Rébellion demeure celle qui me parle le moins – non parce qu’elle n’est pas assez forte, mais parce que je ne la trouve pas excitante, à quelques exceptions près, et ne sais jamais vraiment qu'en faire. Cela rend forcément toutes mes chroniques concernant l’Alliance Rebelle plus douteuses encore que les autres. En l’espèce, je n’ai jamais piloté de B-Wing… Je vais cependant tâcher d’en dire quelques choses de manière aussi objective que possible – et « théorique », disons, parce que l’expérience sur le tapis de jeu me fait défaut. Joueurs rebelles et autres, si vous voyez, à un endroit ou à un autre, que je me plante, ou que j’oublie quelque chose qui pourrait changer la donne, n’hésitez surtout pas à en faire part dans les commentaires !

 

Mais il faut noter d’emblée une autre chose : le B-Wing a été pas mal joué entre la mise à jour de janvier et celle de juillet, dans divers avatars de listes « Rebel Beef » tournant autour de Leia Organa. Cependant, lors de la dernière mise à jour, aussi bien la princesse que les B-Wing nommés (et éventuellement les vaisseaux à même d’emporter Leia) ont connu une augmentation significative des coûts, qui pourrait avoir un impact non négligeable sur la viabilité, non seulement de ces listes précisément, mais aussi du châssis particulier qu’est le B-Wing. Je crois que cela n’est pas totalement certain, il peut toujours y avoir des choses à faire avec tout ça, mais, dans mon article sur la mise à jour, je ne faisais pas mystère que, à mes yeux, autant l’augmentation du coût de la princesse était nécessaire, justifiée et effectuée dans des proportions raisonnables, autant le fait d’en rajouter une couche sur les B-Wing nommés était regrettable et problématique. Bon, nous verrons bien ce qu’il en sera – après tout, c’est peu dire que, mettons, le TIE/ph Fantôme a bien survécu à la perte de son emplacement d’équipage en janvier

 

 

Allez, ces deux points étant réglés, passons à l’examen technique du vaisseau, en commençant par ses statistiques : nous avons donc une attaque à trois dés rouges dans l’arc avant, une agilité d’une valeur de 1 seulement, quatre points de coque, et quatre boucliers.

 

Par rapport à son principal « rival » au sein de la faction, le X-Wing T-65, nous avons donc une même valeur d’attaque, et une même valeur de coque, mais une agilité inférieure d’un point, et deux boucliers de plus. C’est ce qui confère au B-Wing sa place particulière dans les divers avatars de « Rebel Beef » : le vaisseau est moins agile, mais plus solide – en demeurant un chasseur, le B-Wing a pourtant quelque chose d’un sac à PV ; en fait, même avec une répartition différente entre coque et boucliers (au bénéfice en fait du chasseur), le B-Wing a autant de PV qu’un U-Wing UT-60D, soit un socle moyen également typique du « Rebel Beef » et qui a plus qu’à son tour embarqué Leia Organa entre janvier et juillet. Ici, la spécificité du B-Wing est donc éloquente, et conforme à son design dans la saga – hélas, cela ne sera pas toujours aussi vrai pour la suite…

 

 

Passons à la barre d’actions, qui est très sobre. Elle comprend deux actions simples et blanches, qui sont l’acquisition de cible et le tonneau, et une action liée dans laquelle une concentration blanche peut être enchaînée avec un tonneau rouge.

 

Pas d’évasion, mais on n’en espérait pas pour ce veau marin de l’espace – de même pour l’accélération, car le B-Wing est censé être relativement lent, avec son profil pouvant évoquer une sorte de bombardier (sans bombes, pourtant…) ; en revanche, les trois autres actions basiques sont accessibles, et l’action liée est très intéressante pour ce châssis qui, au travers de ses pilotes nommés, dispose de moyens de s’accommoder du stress, ou carrément d’en bénéficier.

 

 

Et c’est une chose cruciale à avoir en tête quand on se penche sur le cadran de manœuvres du B-Wing – lequel est en effet maculé de rouge : huit manœuvres sur dix-sept en tout !

 

Pris indépendamment, disons-le, ce cadran serait très mauvais, pour ne pas dire atroce. Mais quand on joue Ten Numb ou Braylen Stramm, ça va – et si Leia Organa, ou éventuellement Cassian Andor dans son U-Wing UT-60D, sont également de la partie, ça va encore mieux ; l’association de tous ces gaziers en mode « Rebel Beef » fait assurément sens.

 

Adonc, dix-sept manœuvres en tout, dont cinq bleues, quatre blanches seulement, et huit rouges ; aucune manœuvre à vitesse 5, une seule à vitesse 4 – le B-Wing n’est pas exactement une bête de course.

 

Côté manœuvres bleues, nous avons les tout droit à vitesse 1, 2 et 3, et les virages sur l’aile à vitesse 1 – et c’est tout.

 

Les manœuvres blanches sont plus chiches encore, et toutes à vitesse 2 : virages sur l’aile et virages serrés.

 

Puis c’est un festival de rouge. Pour ce qui est des manœuvres basiques, nous avons le tout droit 4, les virages sur l’aile 3, et les virages serrés 1 ; puis, côté manœuvres spéciales, nous avons trois options de retournement : un Koiogran à vitesse 2 seulement (agressif, mais pas le plus facile à placer), et, chose surprenante mais décisive, des tonneaux de Tallon à vitesse 1. Ces derniers, tout spécialement, sont un atout des B-Wing, qui s’insère très bien dans l’optique « Rebel Beef » avec Leia Organa.

 

Reste que, pris indépendamment, ce cadran est vraiment pourri – mais, avec les bons pilotes et les bons soutiens, oui, on peut changer la donne pour en tirer parti.

 

 

Dernier point à envisager concernant le châssis (puisque nous n’avons ici ni titres, ni configurations, ni améliorations spécifiques d’un autre ordre), l’élément soumis à variations saisonnières, soit les coûts en points d’escadron et les emplacements d’améliorations.

 

Commençons par ces derniers : des quatre (seulement) pilotes de B-Wing jouables à l’heure actuelle, un seul ne dispose pas d’un emplacement de talent, et c’est sans surprise le générique doté de l’initiative la plus faible, soit le Pilote de l’Escadron Bleu. Tous les B-Wing, en revanche, disposent d’un emplacement de senseur, de deux (?!) emplacements de canons, d’un emplacement de torpilles et enfin d’un slot de modification.

 

Talent, modification, senseur, il y a toujours des choses à faire avec – le B-Wing lorgnera peut-être plus particulièrement sur les senseurs, pas les plus accessibles des améliorations, car certaines cartes, comme Senseurs avancés notamment, peuvent se montrer très séduisantes dans son optique de jeu.

 

Côté force de frappe… C’est bizarre. Dans le lore de Star Wars, le B-Wing, conçu pour Le Retour du Jedi, est supposé se distinguer de l’archétypal X-Wing T-65 à deux titres : c’est un chasseur lourd, en tant que tel plus tanky, mais aussi qui tape plus lourd. Si le premier point se vérifie bien en jeu, le second… pas vraiment. Bon, le B-Wing peut emporter des torpilles, ce qui est toujours très bien – mais le X-Wing peut faire de même. En revanche, les canons… Dans le lore, ils sont bien un atout majeur du B-Wing ; mais, en termes de jeu, en l’état actuel, on ne peut pas dire que les canons dominent le méta. On peut tenter de placer, ici un Canon laser lourd (mais la condition du « bullseye » est tout de même très restrictive, tout spécialement pour un fer à repasser galactique comme le B-Wing), là un Canon ionique (mais on aimerait tout de même que ce gros tas inflige des dégâts !) ; on peut vouloir tenter des trucs rigolos à base de Rayon tracteur ou de Rayon de brouillage (d’autant que ce dernier est gratuit…), mais ça n’est pas exactement foufifou, et, là encore, on a a priori plutôt envie de TAPER avec ce genre de chasseur lourd… Un emplacement de canon n’est qu’occasionnellement rentabilisé – deux, ça ne le sera probablement jamais… Cette spécificité du B-Wing n’est donc guère un atout en tant que telle. Maintenant, les Autoblasters arrivent avec la vague 4 – et le B-Wing pourrait être un des vaisseaux à même d’en tirer parti – on verra bien…

 

Et les coûts ? Ils s’échelonnent entre 41 et 51 points d’escadron, pour des vaisseaux ayant une initiative de 2 à 4 (un écart restreint, donc), et se partageant entre deux génériques et deux nommés.

 

Les deux génériques se situent respectivement à 41 et 43 points d’escadron – ce qui est raisonnable dans l’absolu, mais, comme tels, ces pilotes ne disposent pas des moyens de s’accommoder du stress qui bénéficient tant aux pilotes nommés, et c’est sans doute à prendre en compte. Cela explique aussi probablement pourquoi les coûts de ces génériques n’ont pas évolué lors de la mise à jour de juillet.

 

En revanche, les deux pilotes nommés ont pris cher : deux points de plus pour Ten Numb, qui est passé à 48, et quatre points de plus pour Braylen Stramm, désormais à 51 points d’escadron. Il y a donc un écart non négligeable de cinq points entre le générique le plus cher et le nommé le moins cher, tandis que l’écart entre les deux nommés est passé d’un à trois points. Sur cette question de l’écart entre les deux limités, je serais bien incapable de me prononcer : les deux pilotes étant à une même initiative de 4 et disposant des mêmes emplacements d’améliorations, je ne suis pas certains que leurs capacités spéciales respectives justifient cette variation – je ne suis même pas sûr, à vrai dire, que Braylen Stramm soit nécessairement « plus fort » que Ten Numb ; n’hésitez pas, vous qui savez, à m’éclairer sur ce point.

 

Maintenant, mon sentiment demeure, que j’avais déjà exprimé dans mon article/vidéo sur l’ajustement de juillet : l’augmentation des coûts, et drastique dans le cas de Braylen Stramm, m’évoque trop une forme de « double peine » pour le châssis, maintenant que Leia Organa est (très justement) plus chère ; je le regrette vraiment – espérons que ce vaisseau demeurera jouable et joué même dans ces conditions.

LES PILOTES

 

Nous en avons fini avec les aspects généraux du châssis. Il nous faut maintenant nous pencher sur les pilotes – et il n’y en a que quatre, hélas : deux génériques et deux nommés.

 

FFG a annoncé officiellement la sortie future d'un pack de nouveaux pilotes et améliorations, on pouvait espérer que le B-Wing ferait partie des vaisseaux qui en profiteraient... mais a priori nous n'aurons droit qu'à un seul nouveau pilote de B-Wing, Gina Moonsong (de manière générale, le contenu annoncé de cette extension est tout de même une déception, à vrai dire, j'en attendais bien davantage...). Bon...

 

 

Tenons-nous-en donc à ce qui existe déjà. Le premier B-Wing générique, et le moins cher, est le Pilote de l’Escadron Bleu, à initiative 2, qui coûte à ce jour 41 points d’escadron.

 

On a pu voir des listes où il était tout bonnement spammé – jusqu’à quatre exemplaires. C’est une option à ne jamais perdre de vue avec les génériques et tout spécialement ceux d’entrée de gamme. Certes, ces vaisseaux pâtissent de l’absence des très utiles capacités spéciales de gestion du stress des pilotes nommés ; ceci étant, chacun d’entre eux représente tout de même huit PV – dans une optique de « Rebel Beef », cela peut suffire à faire sens : il y a du point à tomber !

 

En revanche, isolément, je ne suis pas très convaincu : si, ni la masse, ni la synergie, ne justifient de déployer de tels B-Wing dans une liste, je tends à croire que, en l’état du moins, le « rival » rebelle qu’est le X-Wing T-65 est un choix plus sensé. Mais je peux me tromper – c’est souvent le cas, après tout…

 

 

Même chose d’ailleurs pour la suite des opérations, car, de manière générale, je ne suis pas tout à fait certain de la réelle valeur ajoutée des génériques de catégorie supérieure, en l’espèce le Vétéran de l’Escadron Blade, qui se distingue du Pilote de l’Escadron Bleu à deux titres : l’apparition d’un slot de talent, et une initiative supérieure d’un cran seulement, à 3 donc.

 

Dans l’absolu, cette différence justifie probablement le surcoût de deux points (le coût actuel du Vétéran de l’Escadron Blade étant de 43 points d’escadron). Mais, en pratique, je ne suis pas convaincu que cela représente une plus-value véritablement intéressante. Circonstanciellement, cela pourrait s’avérer pertinent, je suppose…

 

Il faut sans doute relever, concernant l’initiative, que, à terme, les nouvelles factions des Séparatistes et de la République pourraient changer la donne en la matière – « contaminant » éventuellement les autres factions, d’ailleurs, car le Transport de la Résistance, dans ses deux avatars, se situe dans des valeurs d’initiative du même tonneau, entre 1 et 4 disons en voyant large. Si le jeu progresse de la sorte, mettant en avant des différences significatives dans le « ventre mou » des valeurs d’initiative, tout spécialement les rangs 2 et 3, qui sont ici concernés, l’idée même de ces génériques de première classe pourrait faire davantage sens.

 

Mais, à l’heure actuelle, j’en doute un peu – n’hésitez pas à me détromper et à argumenter en faveur du Vétéran de l’Escadron Blade si jamais, hein !

 

 

Maintenant, on ne va pas se mentir, au-delà de celle du spam de génériques, l’option la plus intéressante avec le B-Wing engage les deux pilotes nommés, et éventuellement en duo – on a souvent vu, entre janvier et juillet, des listes associant Ten Numb et Braylen Stramm, avec Leia Organa en soutien : c’était même probablement l’archétype dominant avec ce châssis. Et le fait que ces pilotes se situent à la même valeur d’initiative (4) était probablement, même si à titre un peu plus secondaire, une incitation à les jouer ensemble.

 

Problème : la trop grande efficacité de cette liste, ou tout simplement sa présence jugée trop envahissante, a donc eu pour conséquence, entre autres, une augmentation des coûts en points d’escadron de ces deux pilotes, augmentation que, une fois de plus, je trouve un peu regrettable (moi qui ne joue pas rebelle, hein !).

 

Commençons par le moins onéreux des deux, qui est Ten Numb – lequel coûte à ce jour 48 points d’escadron à poil, ce qui représente deux points de plus depuis la dernière mise à jour, et un écart de trois points par rapport à Braylen Stramm (là où l’écart n’était que d’un seul point avant ladite mise à jour).

 

Ten Numb, parce que c’est un B-Wing, risque de subir pas mal de stress, mais il tourne ce problème en avantage : en effet, en attaque comme en défense, il peut dépenser un marqueur de stress pour changer tous ses résultats concentration, respectivement, en résultats dégât ou évasion.

 

Autrement dit, un marqueur de stress, à cet égard, représente pour lui l’équivalent d’un marqueur de concentration. Et c’est très chouette – même si, le stress persistant entre les tours, un marqueur non dépensé aura un impact sur les manœuvres disponibles le tour suivant.

 

On peut cependant prendre les choses dans un autre sens : Ten Numb disposant d’un emplacement de senseur, il peut, par exemple, s’équiper de Senseurs avancés ; dès lors, s’il n’est pas initialement stressé, il peut révéler une manœuvre rouge, faire une action avant d’effectuer la manœuvre, subir le stress, et garder l’option de dépenser le marqueur obtenu de la sorte en attaque comme en défense – et s’il parvient à l’évacuer, alors rebelote au tour suivant. On a l’image du B-Wing comme étant un vaisseau passablement lourdaud, mais, en jouant de ce genre d’effets, il peut à sa manière bénéficier d’une économie d’actions franchement pas dégueulasse.

 

 

Braylen Stramm, pour une même initiative de 4, coûte donc trois points d’escadron de plus que Ten Numb, soit une augmentation de quatre points depuis la mise à jour de juillet. Je ne sais pas si ces coûts témoignent d’une réelle supériorité de ce pilote sur le précédent, je n’en suis pas tout à fait convaincu, mais admettons.

 

Quoi qu’il en soit, Braylen Stramm, comme Ten Numb, dispose d’une capacité spéciale lui permettant de gérer au mieux le stress acquis en manœuvrant ou de toute autre manière – et c’est à souligner car, du coup, le B-Wing, et tout spécialement ce pilote, peut avoir intérêt à se stresser volontairement, par exemple en faisant appel à une carte comme Chef d’escouade, qui ne figure pas dans cette extension pour rien (il y a d’autres options de ce type). Mais la gestion du stress chez les deux pilotes obéit en fait à des principes différents.

 

Dans le cas de Braylen Stramm, en attaque comme en défense, s’il est stressé, il peut relancer jusqu’à deux de ses dés. Et c’est une option de fiabilisation très intéressante. Si, à la différence de Ten Numb, Braylen Stramm n’évacue pas le stress de lui-même (ce qui, là encore, pourra affecter sa manœuvrabilité – mais si Leia Organa est dans le coin…), il en retire tout de même un sacré bénéfice, surtout en attaque (parce que le B-Wing a trois dés rouges de base, mais seulement un dé vert).

 

Ces deux pilotes nommés sont intéressants, et fonctionnent bien ensemble. Ne reste plus qu’à espérer que l’augmentation non négligeable de leurs coûts n’aura pas pour conséquence de les tenir systématiquement éloignés des tapis de jeu…

 

LES AMÉLIORATIONS GÉNÉRIQUES

 

Passons aux améliorations. Cette extension ne contient pas la moindre carte spécifiquement rebelle dans ce registre – par ailleurs, les huit cartes d’améliorations contenues dans cette extension sont connues depuis longtemps, et, comme noté plus haut, à l’exception de Postcombustion, toutes figuraient déjà dans le kit de conversion de l’Alliance Rebelle (et à vrai dire dans les autres également). Ces améliorations étant connues, je ne vais pas rentrer dans les détails.

 

 

L’extension propose trois améliorations de type « canons » : tout d’abord, le Canon ionique

 

 

… ensuite le Canon laser lourd

 

 

… et enfin le Rayon de brouillage (qui est gratuit).

 

Bon, j’en ai discuté plus haut, les deux emplacements de canons du B-Wing vont être difficiles à rentabiliser. À la limite on peut toujours mettre le Rayon de brouillage gratuit si l’on y tient…

 

On peut noter, au passage, l’absence du Rayon tracteur. Mais on va dire que ça n’est pas bien grave : on trouve toutes ces cartes facilement, et leur réelle efficacité demeure à démontrer…

 

 

Les deux cartes suivantes sont des modifications. On trouve tout d’abord le Déflecteur électronique, dont la présence ici n’est pas totalement déconnante, eu égard à la tendance du B-Wing à choper des marqueurs de stress.

 

Maintenant, je suis généralement un peu sceptique face à cette amélioration, sans pour autant la discréditer totalement. En l’espèce, en tout cas, Ten Numb et Braylen Stramm disposent nativement de bien meilleures options pour gérer le stress, alors…

 

 

L’autre modification de cette extension est Postcombustion. C’est une très chouette amélioration dans l’absolue, mais que je suppose d’une utilité un peu atténuée sur un B-Wing, dans la mesure où il ne dispose d’aucune manœuvre à vitesse 5, d’une seule à vitesse 4, et de trois à vitesse 3 ; certes, à l’exception du tout droit 3, il s’agit à chaque fois de manœuvres rouges… Mais bon.

 

Je suppose en fait que la présence de cette amélioration dans cette extension obéit aux mêmes motifs qui l’ont fait apparaître dans d’autres extensions depuis la vague 3 : il s’agit de rendre aisément disponible pour toutes les factions une carte jusqu’alors rare.

 

 

Nous avons ensuite une carte de senseur, qui est le classique Système de commande de tir. Il peut se montrer pertinent sur un B-Wing, j’imagine.

 

Mais j’ai peut-être plutôt tendance à relever l’absence des Senseurs avancés, mentionnés plus haut. Bon, admettons.

 

 

Nous avons ensuite un talent (limité), qui est Chef d’escouade. Nous en avons vu une utilité possible un peu plus haut : se stresser volontairement, qui plus est en coordonnant un autre vaisseau (par exemple, le binôme B-Wing ?).

 

Attention toutefois, cette carte voit son coût évoluer en fonction de l’initiative : sur Ten Numb comme sur Braylen Stramm, puisqu’ils ont tous deux une valeur d’initiative de 4, cela représentera tout de même la dépense de dix points d’escadron, ce qui est beaucoup (mais vous me direz, à raison : pas plus que des Senseurs avancés). Une option à prendre en compte, mais je n’en ferais pas une priorité.

 

On peut relever que, du côté des talents ne figurant pas dans cette extension, le bien moins cher et illimité Gambit des astéroïdes peut produire un effet du même ordre.

 

Dans un autre registre, on notera l’absence d’Insaisissable – pas une carte totalement pétée de manière générale, mais, les B-Wing ayant tendance à multiplier les manœuvres rouges, ils pourraient en bénéficier régulièrement. Certes, on a du mal, fluffiquement parlant, à envisager ce chasseur lourd comme étant « insaisissable »... mais, en jeu, c’est du moins une option à considérer – bien moins chère là encore que Chef d’escouade.

 

 

Reste enfin une, et une seule, carte de torpilles, qui est Torpilles à protons avancées.

 

À ce compte-là, on pourrait se demander pourquoi les Torpilles à protons tout court ne figurent pas dans cette extension, mais, honnêtement, on trouve ces deux cartes partout, et ça n’est donc en rien un problème.

L’ABSENCE DE NOUVELLES CARTES : UN EFFET PERVERS ?

 

J’ai envie, cependant, de poser une autre question : celle de l’absence de nouvelles cartes. Parce que je me demande si, en l’état, la politique très raisonnable suivie par FFG jusqu’à présent, et largement soutenue par les joueurs, n’aboutit pas à une sorte d’effet pervers, contre-productif, qui déboucherait finalement sur la conséquence diamétralement opposée à celle qui était censément recherchée ?

 

L’idée, à la base, se tenait parfaitement : pour les vaisseaux qui existaient déjà en v1, les extensions de la v2 ne devaient pas contenir de cartes inédites – tout devant se trouver d’ores et déjà, ici, dans le kit de conversion de l’Alliance Rebelle. C’était rassurant pour les joueurs, qui étaient ainsi assurés qu’ils n’auraient pas à racheter des vaisseaux qu’ils auraient déjà, et il s’agissait en outre de revenir sur une politique parfois très agaçante en v1, qui « forçait » plus ou moins certains joueurs à acquérir des vaisseaux qu’ils ne joueraient pas, notamment des vaisseaux d’autres factions, juste pour avoir des cartes qui les intéresseraient mais ne seraient pas disponibles autrement. Ce procédé commercial était assez pénible, et justement décrié. On peut apprécier que FFG se tienne à son engagement du début de la v2...

 

À cet égard du moins. Maintenant, l’objectif de cette politique n’était-il pas, en principe, de rendre les améliorations génériques aisément disponibles pour chaque faction, sans achats intempestifs et « forcés » dans d’autres factions, et pas seulement sans rachats ? Si l’on envisage la question sous cet angle, la sortie de la vague 4, tout spécialement, peut s’avérer un peu problématique…

 

En effet, pour les nouveaux vaisseaux, et notamment ceux des nouvelles factions, la question ne se pose nécessairement pas dans les mêmes termes : en toute logique, ils ne sauraient se tenir aux limitations caractéristiques des vaisseaux de la v1 figurant dans des kits de conversion, puisqu’ils n’ont pas de précédents. Or, dans les nouvelles extensions que sont le Hyena-class Droid Bomber, le Naboo Royal N-1 Starfighter et le Resistance Transport, on trouve des cartes génériques qui pourraient se montrer très utiles pour des vaisseaux des autres factions…

 

Je vais m’en tenir ici au B-Wing, qui, pour le coup, est également un vaisseau de la vague 4. J’ai quatre cartes en tête.

 

 

La première, dans la catégorie des senseurs, serait les Senseurs passifs : le B-Wing, tout spécialement parce qu’il peut s’équiper de torpilles, pourrait sans peine trouver un intérêt à s’équiper de cette amélioration. Mais elle ne figure pour l’heure que dans les extensions Hyena-class Droid Bomber et Naboo Royal N-1 Starfighter.

 

 

D’ailleurs, la vague 4 introduit de nouvelles torpilles, qui sont les Torpilles à plasma. Là encore, elles représentent une option intéressante pour le B-Wing, mais on ne les trouve que dans les deux extensions susmentionnées, ainsi que dans Resistance Transport (c'est la plus répandue de ces nouvelles cartes, du coup).

 

 

À mon sens, toutefois, la carte inédite dont l’absence se fait le plus sentir ici est probablement le canon Autoblasters – qui pourrait enfin contribuer à rendre le double slot de canons du B-Wing un peu plus pertinent. Las, les Autoblasters ne figurent à ce jour que dans une seule extension, qui est le Resistance Transport (un châssis construit sur la base de celui du B-Wing, rappelez-vous…).

 

 

Enfin, même si je ne sais pas encore trop qu’en penser, on peut relever que le B-Wing pourrait, dans l’absolu, s’équiper de la modification Déflecteurs orientables… mais, là encore, et avec du coup la même parenthèse, cette amélioration ne figure que dans Resistance Transport.

 

 

Je sais : FFG a officiellement annoncé que les « packs de cartes » seraient une réalité vers le premier trimestre 2020 (vous trouverez divers articles sur le site américain de FFG, qui ont été postés hier soir seulement, avec plus généralement l'annonce de la vague 6). Mais d’ici-là ? Eh bien, d’ici-là, j’ai l’impression que cette politique sur les nouvelles cartes forcément absentes des extensions reprenant des vaisseaux de la v1 figurant déjà dans les kits de conversion produit… oui, comme un effet pervers – en fait d’une certaine manière celui qu’il s’agissait d’éviter ?

 

En tout cas, si vous voulez équiper votre B-Wing, mettons, d’Autoblasters et de Déflecteurs orientables, d’ici à ce que le pack de cartes Hotshots and Aces sorte (qui a justement pour objet, outre de fournir quelques nouveaux pilotes, et pas assez en ce qui me concerne, de rendre les améliorations génériques apparues avec les nouvelles factions, etc., disponibles à qui ne jouerait que les anciennes ; les deux cartes de cet exemple y figurent chacune en deux exemplaires), soit dans quelque chose comme six mois au moins, eh bien vous n’aurez guère d’autre choix que de vous procurer un, voire plusieurs, Transports de la Résistance – et tant pis pour vous si vous ne jouez pas Résistance.

 

Je comprends que la question est épineuse, après toutes les déclarations rassurantes qui ont accompagné le lancement de la v2, mais j’ai tout de même un peu l’impression que, tout spécialement avec cette vague 4, on en est arrivé au point où cette politique s’avère, à force de torsions plus ou moins justifiées (voire sincères ?), contre-productive.

 

Le problème se pose particulièrement devant ces nouvelles extensions qui deviennent (ou « redeviennent »…) des sources uniques de matériau générique inédit. C'est que ça coince. Certes, les joueurs rebelles qui avaient déjà des B-Wing n’ont pas à en racheter de nouveaux – et c'est bien ; mais s’ils veulent les équiper de manière inédite, eh bien, ils pourront toujours être amenés à devoir réaliser des achats dans d’autres factions… et on en revient en fait au problème initial, mais d’une manière que je trouve un peu… accentuée, finalement ?

 

J’ai peut-être exprimé mon sentiment de manière un peu confuse, auquel cas mes excuses. Par ailleurs, je peux me planter complètement… N’hésitez pas à me faire part de vos avis sur la question dans les commentaires, ça m’intéresse énormément.

 

QUEL AVENIR POUR LE B-WING ?

 

 

En conclusion de cette chronique, je suppose qu’il faut se poser une dernière question : le B-Wing a-t-il un avenir ? C’est un peu brutal, formulé de la sorte – mais je crois que la question se pose, après l’augmentation non négligeable du coût, non seulement des B-Wing nommés, mais aussi de l’équipage Leia Organa qui leur a été si souvent associé entre janvier et juillet.

 

Une dernière fois, je trouve que cette « double peine » est regrettable, et je redoute un peu qu’elle ait pour effet d’éloigner une fois de plus les B-Wing des tapis de jeu. Et je dis ça, au risque de me répéter, alors même que je ne suis pas un joueur rebelle : nous parlons d’un vaisseau iconique de la saga, au design visuel autant que ludique intéressant (si problématique en ce qui concerne les deux emplacements de canons), et, de manière générale, le jeu gagne à la variété – que des vaisseaux restent dans les vitrines, ça n’est à l’avantage de personne.

 

Maintenant, peut-être ces craintes sont-elles infondées, ou du moins un peu excessives ? Et, à vrai dire, cela vaut aussi bien pour les B-Wing que pour Leia Organa et les vaisseaux qui leur étaient associés en « Rebel Beef ». Il y a même pas une semaine de cela, et un vécu de première main pour votre serviteur, certains joueurs rebelles ont amplement démontré, lors de l’Open de Paris, que le « Rebel Beef » autour de Leia demeurait jouable, par exemple au travers de listes à quatre U-Wing UT-60D (dont une qui est arrivée en finale !) ; or les B-Wing génériques demeurent moins chers que les U-Wing génériques, et je suppose qu’en tassant un peu Ten Numb, Braylen Stramm ou tout bonnement les deux pourraient toujours trouver à s’intégrer dans ce genre de listes.

 

Et d’autres listes sans doute sont envisageables, avec des B-Wing envisagés différemment. Les Autoblasters, par exemple, pourraient leur bénéficier. C’est ça qui est chouette, avec X-Wing et ces ajustements périodiques : comme souvent, comme dans bien des domaines, les contraintes peuvent stimuler la créativité.

 

Aussi, n’hésitez pas à me faire part de votre avis sur toutes ces questions dans les commentaires, voire à y soumettre des listes : tout cela m’intéresse !

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